Pakistan: Il veut entrer dans le «Guinness» avec une balancelle entièrement faite de crayons de couleur

CRÉATIVITÉ Des crayons de couleur découpés ont été utilisés par l’artiste pour réaliser sa balancelle…

20 Minutes avec AFP

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L'artiste pakistanais Bilal Asif pose dans son atelier.
L'artiste pakistanais Bilal Asif pose dans son atelier. — ASIF HASSAN / AFP

L’œil aussi affûté que la mine de ses milliers d’accessoires, Bilal Asif travaille avec soin à sa création, qu’il espère faire homologuer comme record du monde : la construction d’une balancelle entièrement composée de crayons de couleur.

Armé d’une lame de rasoir, le jeune homme fignole les détails dans son studio, situé dans la mégapole portuaire de Karachi (sud). « Mon objectif principal n’était pas seulement de fabriquer la balancelle, je voulais le faire avec la plus grande créativité possible », explique-t-il.

Bilal Asif a construit des piliers en forme de crayons sur lesquels repose la balancelle.
Bilal Asif a construit des piliers en forme de crayons sur lesquels repose la balancelle. - ASIF HASSAN / AFP

Une quête de records farfelus

L’artiste prévoit de faire enregistrer son œuvre auprès du Guinness des records d’ici le mois de janvier 2019. Elle se compose de quelque 30.000 crayons, découpés en plus de 100.000 morceaux. La balancelle repose sur d’épais piliers, eux-mêmes conçus en forme de crayons, et l’ensemble arbore des tons pastel très colorés typiques de l’art d’Asie du Sud, notamment le fameux « truck art », qui consiste à décorer les camions de motifs flamboyants.

La quête de records farfelus est fréquente en Inde voisine, où l’un d’entre eux a notamment consisté à rassembler le plus grand nombre de personnes pour chanter l’hymne national. Elle est plus rare au Pakistan​. S’il décroche le record, M. Asif accomplirait un rêve de jeunesse, remontant à l’époque où il a commencé à collectionner des crayons de couleur venus du monde entier.

Diffuser un message de paix à travers l’art

« Certaines personnes critiquent mon travail, mais je les ignore », dit-il. Pour lui, l’œuvre va bien au-delà de la simple quête de trophées : « Ce n’est pas juste un record du monde mais aussi un message de paix de tout le Pakistan aux autres pays via l’art », explique-t-il. « C’est cela mon objectif ».