Nouvelle-Zélande: La douane peut désormais demander les mots de passe des appareils électroniques des touristes

DOUANE Les voyageurs étrangers qui refusent de communiquer leurs mots de passe s’exposent à une amende de 5.000 dollars (environ 2.800 euros)…

Naomi Mackako

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Illustration d'une demande de mot de passe de déverrouillage sur un smartphone.
Illustration d'une demande de mot de passe de déverrouillage sur un smartphone. — Carolyn Kaster/AP/SIPA

Les autorités néozélandaises sont en mesure d’exiger que les voyageurs déverrouillent tout appareil électronique afin qu’il puisse être perquisitionné, en vertu d’une nouvelle loi sur les douanes entrée en vigueur cette année, rapporte  ABC News.

La loi donne notamment aux agents le droit de copier les données des appareils, à la condition qu’ils s’appuient sur un « motif raisonnable de suspecter » l’individu. Toute personne qui refuse d’obtempérer peut encourir des poursuites judiciaires et une amende pouvant aller jusqu’à 5.000 dollars (environ 2.800 euros). Les objets électroniques peuvent également être confisqués.

« Une atteinte à la vie privée »

Selon Terry Brown, un porte-parole des douanes, les agents récupéreront les données sur des téléphones en mode avion et leur recherche n’inclura pas les données stockées dans le « cloud » (hébergeur de données).

Mais pour le Conseil des libertés civiles de Nouvelle-Zélande (CCL), la nouvelle loi est une « atteinte grave à la vie privée de la personne à qui appartient le dispositif et des personnes avec lesquelles ils ont communiqué ». Et d’ajouter : « En réalité, cette loi donne aux autorités douanières le pouvoir de prendre et de forcer le déverrouillage des smartphones des gens sans justification ni appel - et c’est exactement ce que les douanes ont toujours souhaité. »

Jusqu’alors la loi n’imposait pas aux voyageurs d’ouvrir leurs appareils à l’inspection, mais ces derniers pouvaient être saisis à des fins d’examen s’ils étaient soupçonnés de contenir des preuves d’activités criminelles.