Illustration du sms envoyé par le système d'alerte d'urgence.
Illustration du sms envoyé par le système d'alerte d'urgence. — Alex Brandon/AP/SIPA

URGENCE

«Alerte Présidentielle»... Des millions d'Américains ont reçu leur premier sms d’alerte d’urgence

C’est la première fois que les responsables de la gestion des urgences utilisent les capacités d’alerte réservées au bureau du président américain à l’échelle nationale…

Des millions d’Américains ont reçu mercredi le premier un message test d’alerte d’urgence sur leur téléphone portable et certains autres appareils sans fil, rapporte The Washington Post. « Alerte présidentielle », lit-on dans le message. « CECI EST UN ESSAI du système d’alerte d’urgence sans fil national. Aucune action n’est nécessaire. »

Le premier message test a été lancé mercredi après-midi, à 14h18. La transmission des alertes à tous les appareils peut prendre jusqu’à trente minutes. Le système d’alerte d’urgence sans fil a été conçu pour avertir la population en cas de grave menace, telle qu’une attaque terroriste, une pandémie ou une catastrophe naturelle majeure. Deux minutes après les SMS, les écrans de télévisions et les radios ont également diffusé des alertes de test. Les lignes fixes n’ont pas été concernées, rapporte le New York Times.

Certains ont reçu la notification à plusieurs reprise

Les réactions à l’alerte ont fusé. Sur Twitter, le mot-dièse #PresidentialAlert est devenu un thème d’actualité. L’alerte a même été détournée dans des mèmes. Certains utilisateurs ont déclaré avoir reçu la notification à plusieurs reprises, parfois trois à neuf fois. Beaucoup de personnes ont déploré le fait de ne pas avoir la possibilité de quitter la chaîne des notifiés. Dans d’autres cas, la notification n’a été visible qu’après avoir redémarré le cellulaire. 

Plusieurs années de travail

Le test était initialement prévu pour le mois dernier mais son exécution a été retardée par l’ouragan Florence. Plusieurs années de travail ont été nécessaires avant de mettre au point un système pour émettre ces alertes, qui sont préprogrammées en coordination avec de nombreuses agences gouvernementales. Les alertes sont limitées à 90 caractères, mais seront étendues à 360 dans le futur.

Bien que son nom le laisse penser, l’alerte présidentielle n’a pas été déclenchée directement par le président Donald Trump. C’est la première fois que les responsables de la gestion des urgences utilisent les capacités d’alerte réservées au bureau du président américain à l’échelle nationale. Habituellement, le processus implique que le président - ou son représentant - autorise la Federal Emergency Management Agency (FEMA) à envoyer une alerte au nom de la Maison-Blanche.