Chats tués à Londres: Après des années d’enquête, Scotland Yard accuse les renards

SERIAL KILLER Il ne s'agissait donc pas d'un mystérieux tueur en série de félins...

20 Minutes avec agences

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Un renard sur un terrain de rugby à Londres
Un renard sur un terrain de rugby à Londres — Glyn Kirk AFP

Des centaines de chats ont été tués ces dernières années à Londres. Après trois années d’enquête, la police londonienne a conclu ce jeudi que le coupable du carnage n’était pas un mystérieux tueur en série d’animaux domestiques mais des renards.

« Après un examen approfondi des preuves disponibles, les policiers (…) ont conclu que les centaines de mutilations de chats (…) résultent probablement de prédateurs ou de charognards », a indiqué la police dans un communiqué. Les chats auraient été percutés par des véhicules puis mutilés par les renards.

L’enquête avait commencé en 2015

« Il n’y avait pas de témoin, pas de modèle de comportement identifiable et pas de piste médico-légale pointant une implication humaine », a ajouté la police.

L’enquête de Scotland Yard avait commencé en septembre 2015. Les premiers signalements faisaient état de chats mutilés, la tête et la queue sectionnées. « Les médias ont suscité une inquiétude générale au sein du public », a regretté la police. Les habitants craignaient en effet que le tueur s’en prenne aux humains.

Des traces d’ADN de renard

En 2016, 25 chats ont été autopsiés à la demande de l’association de protection des animaux Snarl. Les rapports avaient conclu à une mort par traumatisme à la suite d’un choc brutal, par exemple une collision avec un véhicule. Seuls six cas étaient considérés comme suspects.

En 2017, des images de vidéosurveillance fournies par des particuliers montraient un renard transportant la tête d’un chat. D’autres autopsies menées en juin 2018 sur trois chats et deux lapins avaient conclu à des mutilations causées par des prédateurs. De l’ADN de renard avait par ailleurs été décelé autour des blessures.