Etats-Unis: La maire d'une ville profite de la saison de la chasse pour abattre l'alligator qui aurait mangé son poney

CHASSE La maire de Linvingston a déclaré que son acte rendait service à l’écosystème car l’alligator agressif devenait un danger pour les gens et l’environnement…

Naomi Mackako
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Illustration d'un alligator.
Illustration d'un alligator. — Pexels

Après trois ans de traque, une arrière-grand-mère devenue maire de Livingston (Etats-Unis) s’est vengée de la mort de l’un de ses poneys en tuant l’alligator qu’il l’aurait dévoré il y a quelques années, rapporte Houston Chronicle. Judy B. Cochran, 73 ans, a abattu d’une seule balle dans la tête le reptile de près de 3m60 et 260 kilos qu’elle croyait responsable de la mort d’un de ses chevaux.

Rien ne prouve pourtant que l’animal était le véritable coupable. « Nous pensons que cet alligator a mangé l’un de nos chevaux miniatures, il y a plusieurs années. Il aurait facilement pu le dévorer, vu sa taille. En général, les alligators ne nous dérangent pas mais nous cherchions celui-là en particulier », a expliqué la septuagénaire.

La saison de chasse aux alligators

Celle que ses petits enfants surnomment affectueusement « Nana » a appâté le reptile avec un raton laveur hameçonné. L’élue a tenté de rassurer le public sur la visée éthique et responsable de sa démarche. « Nous sommes l’un des douze comtés où il existe une saison de chasse aux alligators, entre le 10 et le 30 septembre. Vous devez avoir un permis et une plaque minéralogique, fournie par un biologiste de la faune, et vous devez d’abord l’attraper avec un hameçon », a-t-elle déclaré.

De la déco et des bottes

La maire de Linvingston a déclaré que son acte rendait service à l’écosystème car l’alligator agressif et massif devenait un danger pour les gens et l’environnement. Le sort du reptile a déjà été défini : « Le taxidermiste le traitera, et nous nous mangerons la viande. Sa tête et la partie arrière de sa queue serviront de décoration dans mon bureau. Nous utiliserons la peau tannée pour en faire des bottes », a-t-elle détaillé.

Il semblerait qu’avoir la peau des alligators est une affaire de famille chez Judy B. Cochran. Son petit-fils de 5 ans en avait déjà abattu un de 360 kilos et 3m80 en 2009.