Etats-Unis: Le singe échappé d'un laboratoire de recherches a été retrouvé

EVASION Le centre de recherches a indiqué que l’animal faisait partie d’un « groupe de reproduction » et qu’il ne portait « aucune maladie transmissible »… 

Naomi Mackako

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Illustration d'un macaque rhésus.
Illustration d'un macaque rhésus. — Tanuj Handa

Un macaque rhésus a été retrouvé lundi après s’être évadé samedi du New Iberia Research Center (Nirc), un centre de recherches de l’Université de Louisiane, aux Etats-Unis. Le personnel a déclaré que son évasion était due à une « défaillance de la cage », rapporte The Independent.

Le primate d’un peu plus de 5 kg a été retrouvé lundi « en bonne santé », a confirmé l’université sur sa page Facebook. Le macaque va passer quelques jours en observation avant de retrouver son groupe, a-t-elle ajouté.

« Ce n’est pas un animal de compagnie »

Le post précisait que l’animal faisait partie d’un « groupe de reproduction » et qu’il ne portait « aucune maladie transmissible ». Néanmoins, la population avait été invitée à ne pas s’approcher de la bête née dans l’établissement. « Ce n’est pas un animal de compagnie », souligne l’université.

Abritant plus de 6.800 primates, le Nirc se présente sur son site comme l’un des plus grands centres de primates des Etats-Unis. Il compte notamment parmi ses pensionnaires des sapajus apella, des macaques crabiers et des macaques rhésus. En 2009, la Humane Society a accusé le centre de recherches d’avoir abusé physiquement des animaux. Un ancien membre du personnel ayant travaillé pour le Nirc entre 2002 et 2004 a déclaré la même année à ABC News : « J’ai vu des rats et des souris mieux traités. »

Trouver des procédures alternatives

« Nous savons aujourd’hui que les singes, comme beaucoup d’autres animaux, ne ressentent pas seulement de la douleur, mais aussi des émotions, notamment la peur et la dépression », a déclaré la primatologue, Jane Goodall. Et de poursuivre : « Selon moi, les personnes impliquées dans ce type de recherche sur les primates devraient envisager d’utiliser des procédures alternatives qui n’impliquent pas d’expérimentation sur des êtres intelligents et sensibles. Cette recherche devrait être éliminée le plus rapidement possible ». Le Nirc a déclaré à la presse américaine : « Nous avons une politique de tolérance claire et directe lorsque le bien-être de tout animal dont nous avons la charge est menacé et nous continuerons à appliquer strictement cette politique ».