Corée du Sud: L'épave d'un navire russe contenant 130 milliards de dollars a-t-elle été découverte?

TRESOR Plusieurs sociétés se disputent déjà au sujet de la découverte de ce qui pourrait être le plus gros trésor de l’Histoire…

20 Minutes avec agence

— 

La société sud-coréenne Shinil Group affirme avoir retrouvé l'épave du Dmitri Donskoï.
La société sud-coréenne Shinil Group affirme avoir retrouvé l'épave du Dmitri Donskoï. — Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

Des chasseurs de trésors basés à Séoul (Corée du Sud) ont annoncé avoir découvert, dimanche, l’épave du Dmitri Donskoï, un croiseur russe coulé en 1905 par le Japon, rapporte Ouest-France.

La découverte a de quoi attiser toutes les convoitises : selon des rumeurs anciennes, ce navire transportait à son bord plusieurs milliards d’euros d’or, destinés à financer l’effort de guerre contre le Japon au début du XXe siècle.

Un butin estimé à 130 milliards de dollars

La société sud-coréenne Shinil Group aurait découvert l’épave du croiseur russe au large de l’île d’Ulleungdo, à plus de 430 mètres de fond. Avec l’aide de deux mini-submersibles, une équipe de chercheurs a pu descendre jusqu’au navire. « Le corps du navire a été gravement endommagé par les bombardements, avec sa poupe presque brisée, et pourtant le pont et les flancs du navire sont bien conservés », indique le groupe Shinil dans un communiqué.

Selon des rumeurs persistantes, le Dmitri Donskoï contenait près de 200 tonnes de pièces et de lingots d’or lorsqu’il a été coulé par la flotte japonaise. Une petite fortune, estimée à 130 milliards de dollars par le groupe Shinil et qui alimente aujourd’hui toutes les spéculations. Selon un responsable de la compagnie, les équipes ont repéré « des objets qui ressemblent à des coffres à trésor, mais nous ne les avons pas encore ouverts. Nous les ouvrirons selon les procédures légales ».

Un trésor encore très hypothétique

Cette découverte soulève de nombreuses questions. Pour l’instant, aucune preuve tangible de ce trésor n’existe. Les experts sont sceptiques : « Garder tout cet argent sur un seul navire aurait été trop dangereux. Pourquoi les Russes auraient transporté leur or par bateau, au lieu de le faire sans risque, par train, de Saint-Pétersbourg vers Vladivostok ? », interroge le professeur Kirill Kolesnichenko dans une interview au site russe RIA Novosti, cité par la  BBC.

Mais l’entreprise sud-coréenne compte bien en avoir le cœur net. L’épave doit être remontée à la surface en octobre ou en novembre prochain pour être analysée de fond en comble. Si elle contient bel et bien un trésor, celui-ci reviendra à 50 % à la Fédération de Russie, en vertu du pavillon du navire. L’entreprise promet également d’investir 10 % du butin dans des projets touristiques sur l’île d’Ulleungdo.

D’autres sociétés réclament leur part du butin

Ce n’est pas pour tout de suite. Car la découverte de Shinil est remise en cause par d’autres sociétés qui déclarent avoir découvert l’épave avant elle, précise Ouest-France. C’est le cas de l’institut coréen de technologies et de sciences océaniques, qui a annoncé avoir aussi retrouvé l’épave en 2003, sans y avoir découvert d’objet de valeur.

Ou encore de la société sud-coréenne Dong-Ah Construction, qui a déclaré ce jeudi qu’elle avait découvert l’épave en 2003, sans avoir pu exploiter sa découverte faute de moyens. « Nous avions localisé le navire en 2003 et l’avions formellement annoncé. Il va falloir clarifier quels sont les droits du premier découvreur. Shinil trompe le public avec une fausse revendication, sans fondement ».

Une avance qui se chiffrerait en milliards

Enfin, le ministère sud-coréen des Océans et des pêches, sans s’opposer aux recherches du groupe Shinil, a rappelé que ce dernier n’avait pas encore mené de démarches officielles pour lancer l’exploration.

Pour mener à bien ces recherches, le groupe devra avancer 10 % de la valeur estimée de la découverte. Une somme qui pourrait atteindre plusieurs milliards d’euros.

>> A lire aussi : Manche: Des plongeurs cherchent un sous-marin allemand, ils trouvent un cargo panaméen englouti en 1976

>> A lire aussi : Bretagne: Un trésor de pièces d'or découvert par des ouvriers dans une maison du Finistère

>> A lire aussi : VIDEO. Allemagne: Un enfant découvre un trésor d'un célèbre roi danois du Xe siècle