Soupçons d'ingérence russe: Les internautes tournent en dérision le revirement de Donald Trump après le sommet d'Helsinki

POLITIQUE Le chef d'Etat américain est revenu sur sa déclaration faite lundi lors du sommet bilatéral à Helsinki devant le président russe Vladimir Poutine...

Naomi Mackako

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Le président américain Donald Trump, s'exprimant lors d'une réunion de la Maison Blanche avec des membres du Congrès, discute de ses remarques lors de la conférence de presse d'Helsinki lundi avec le président russe Vladimir Poutine.
Le président américain Donald Trump, s'exprimant lors d'une réunion de la Maison Blanche avec des membres du Congrès, discute de ses remarques lors de la conférence de presse d'Helsinki lundi avec le président russe Vladimir Poutine. — Polaris/SIPA

Les propos du président des Etats-Unis, Donald Trump, sont fréquemment repris et tournés en dérision par les internautes. Cette fois, les utilisateurs des réseaux sociaux se sont copieusement moqués d’une rectification faite par le chef d’Etat américain.

L’affaire repose sur une négation cruciale omise par Donald Trump. Lundi, au premier sommet bilatéral tenu à Helsinki en présence de Vladimir Poutine, Donald Trump répondait à une question sur l’ingérence russe lors de la campagne américaine de 2016. Il a alors appuyé les propos de Poutine qui a juré que le Kremlin n’avait « jamais tenté d’interférer » avec les élections américaines. Un désaveu pour ses services de renseignement (qui ont apporté la preuve du contraire) qui a été vivement critiqué par de nombreuses figures politiques américaines telles qu’Hilary Clinton et Newt Gingrich.

L’incapacité de Trump à tenir tête à Poutine

Mais en l’espace de 24 heures, Donald Trump est revenu sur ses propos, annonçant qu’il s’était mal exprimé et que ce n’était pas ce qu’il avait voulu dire initialement. « J’ai réalisé qu’il était nécessaire d’éclaircir certains points. Cela devrait être évident mais j’ai préféré le clarifier dans le cas où ça ne le serait pas. Je voulais dire : "Je ne vois pas pourquoi la Russie ne serait pas [pas responsable de l’ingérence électorale] et non 'serait'" ».

Pour les internautes cette explication floue n’en est pas véritablement une et témoigne de l’incapacité du dirigeant à tenir tête à Vladimir Poutine. A cette analyse politique s’en ajoute une autre d’ordre syntaxique. En anglais, la double négation de « wouldn’t » est grammaticalement incorrecte. L’occasion donc pour certains utilisateurs, de faire preuve de créativité et de construire des phrases plus incorrectes les unes des autres.

« Je n’arrive pas à pas croire que cela arrive », a commenté un utilisateur de Twitter imitant la mauvaise construction grammaticale pour s’en moquer. « DON’T MAKE AMERICA NOT GREAT AGAIN ». ("Ne rendez pas l’Amérique pas grande de nouveau", en français) a détourné le slogan de campagne une autre personne.

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