Etats-Unis: Une femme poursuit la Nasa pour protéger une fiole de poussière de lune

ASTRONOMIE Le guide des échantillons lunaires de la Nasa indique qu’ils sont la propriété du gouvernement des États-Unis…

Naomi Mackako

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Sur cette photo prise par l'astronaute Neil Armstrong, son collègue Edwin E. "Buzz" Aldrin Jr. pose à côté du drapeau américain déployé sur la lune lors de la mission Apollo 11.
Sur cette photo prise par l'astronaute Neil Armstrong, son collègue Edwin E. "Buzz" Aldrin Jr. pose à côté du drapeau américain déployé sur la lune lors de la mission Apollo 11. — Neil Armstrong/AP/SIPA

Une habitante du Tennessee aux Etats-Unis poursuit de manière proactive la Nasa pour garder ce qu’elle dit être une fiole de poussière lunaire offerte par l’astronaute Neil Armstrong, rapporte le Washington Post.

Laura Cicco affirme que l’homme qui a marché sur la Lune était un ami de sa famille et que sa mère lui a donné un tube contenant des particules lunaires alors qu’elle avait 10 ans. Le présent inestimable était accompagné d’une note disant : « À Laura Ann Murray - Bonne chance - Neil Armstrong Apollo 11. » L’Américaine déclare qu’elle n’a plus vu la fiole jusqu’à il y a cinq ans lorsqu’elle a passé en revue les biens de ses parents.

Revendiquer ses droits par anticipation

Si l’administration nationale de l’aéronautique et de l’espace n’a pas encore réclamé la fiole, Laura Cicco a tout de même déposé une plainte mercredi pour revendiquer par anticipation ses droits afin de protéger son bien. Christopher McHugh, l’avocat de la plaignante, a déclaré que des experts en graphologie ont approuvé l’authenticité de la signature de Neil Armstrong présente sur le message. De plus, les documents juridiques mentionnent des analyses des particules qui déterminent qu’elles « pourrai[ent] provenir » de la surface de la Lune.

Aucune loi n’interdit aux particuliers de détenir des objets provenant de l’espace, selon le site Fortune mais la Nasa en aurait déjà saisi.  Le guide des échantillons lunaires de la Nasa, lui, notifie qu’ils sont la propriété du gouvernement des États-Unis. En raison de cette règle, même les scientifiques qui étudient les dangers de la poussière de Lune ont été contraints d’utiliser un substitut de la poudre lunaire pour une étude publiée le mois dernier, rapporte Gizmodo.

La plainte proactive représente un moyen moins coûteux et plus rapide de résoudre des conflits avant qu’ils ne surviennent.

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