Etats-Unis: Le premier restaurant à but non lucratif de New York embauche des réfugiés

ASILE Les centres d'accueil de sans abri et les agences humanitaires orientent les réfugiés vers le restaurant social...

Naomi Mackako

— 

Une personne disposant des cupcakes. Illustration.
Une personne disposant des cupcakes. Illustration. — fineststudios

Emma’s Torch (« Le flambeau d’Emma » en français, en hommage au poème inscrit sur la statue de la liberté, d'Emma Lazarus), le premier restaurant à but non lucratif a ouvert ses portes dans la ville de New York aux Etats-Unis, rapporte la chaîne Bloomberg. Réfugiés et survivants de la traite des êtres humains y sont formés aux métiers de la restauration.

Que ce soit Dmitrii Pasiakin, un jeune homme russe qui a quitté son pays car il y était en danger en tant qu’homosexuel, ou Pham Thi Thu, une réfugiée vietnamienne, tous voient en l’Emma’s Torch, le moyen de réaliser l’un de leurs rêves. L’entreprise sociale définit son programme comme « une nouvelle approche de la main-d’œuvre car il génère des revenus », a expliqué Kerry Brodie à la chaîne de télévision américaine. Des agences humanitaires et des centres d’accueil pour sans-abri orientent leurs membres vers le restaurant. L’ADN de l’entreprise caritative se caractérise par sa dépendance à la générosité et le soutien de ses actionnaires mais aussi de la communauté. Par exemple, une partie de la vaisselle est issue de dons.

Répondre à l’exigence des clients

A l’Emma’s Torch, les étudiants sont formés aux techniques de bases de la cuisine. On leur apprend l’aiguisement d’un couteau ainsi que la découpe de légumes. Le menu est concocté par un chef qui favorise l’utilisation de produits locaux dans des recettes qui valorisent les compétences des étudiants et répondent à la demande et l’exigence des clients. Certains participants à la formation espèrent, une fois leur diplôme obtenu, dispenser des cours de cuisine de spécialités de leur pays d’origine, ou encore ouvrir leur propre établissement. « Ce serait comme une deuxième maison pour moi », rêve le jeune Dmitrii.

>> A lire aussi : Italie: Un chef étoilé revisite la soupe populaire en luttant contre le gaspillage alimentaire