Australie: La plus vieille araignée du monde tuée par une piqûre de guêpe

ANIMAUX La doyenne des araignées a permis aux scientifiques d’étudier son comportement sur le territoire australien…

20 Minutes avec AFP

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La plus vieille araignée du monde, photographiée ici en janvier 2016, est morte à l'âge de 43 ans.
La plus vieille araignée du monde, photographiée ici en janvier 2016, est morte à l'âge de 43 ans. — LEANDA MASON / Curtin University / AFP

La doyenne présumée des araignées est morte en Australie à l’âge vénérable de 43 ans, ont annoncé des chercheurs, précisant que la plus vieille araignée du monde avait succombé à une piqûre de guêpe. Cette gaius villosus, une araignée du sous-ordre des mygalomorphae, a largement dépassé le précédent record qui était détenu par une tarentule mexicaine de 28 ans, selon l’étude publiée par le Pacific Conservation Biology Journal.

L’araignée n’est pas morte de son grand âge, mais en raison d’une piqûre de guêpe, ont indiqué les chercheurs. Nommée « numéro 16 », elle aura permis aux scientifiques d’en savoir davantage sur le comportement d’une araignée qui se trouve sur tout le territoire australien, y compris dans les jardins particuliers.

Découverte en 1974

« A notre connaissance, c’est le spécimen d’araignée le plus ancien à avoir été suivi et sa longue existence nous a permis d’en savoir davantage sur le comportement des araignées fouisseuses et la dynamique des populations », a déclaré la chercheuse Leanda Mason, de l’Université Curtin de Perth, dans l’Etat d’Australie-Occidentale.

Numéro 16 avait été découverte en 1974 lors du lancement d’une étude sur les araignées fouisseuses (qui creusent un terrier) dans le centre de la région de Wheatbelt par la spécialiste australienne des araignées Barbara York Main, aujourd’hui âgée de 88 ans.

L’homme est une menace pour l’araignée

« Au travers des recherches détaillées de Barbara, nous avons été en mesure de déterminer que la longévité des araignées fouisseuses est due à leur cycle biologique, et notamment à la façon dont elles vivent dans des zones de brousse non défrichées, à leur nature sédentaire et à leur métabolisme faible », a déclaré Mme Mason.

Numéro 16 était étudiée dans son habitat naturel. Les araignées fouisseuses femelles passent l’essentiel de leur vie dans ou à proximité du même terrier. Les chercheurs avaient marqué son terrier et l’observaient très régulièrement. L’étude a également permis de mieux comprendre les menaces humaines qui pèsent sur l’espèce, notamment le réchauffement climatique et la déforestation.

Les araignées fouisseuses vivent généralement entre 5 et 20 ans. Elles ne constituent pas une menace majeure pour l’homme mais leur morsure peut être douloureuse.

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