VIDEO. Red Bull Air race à Cannes: On a fait des loopings avec un voltigeur aérien (et on n'a même pas vomi)

REPORTAGE A l'occasion de la compétition internationale organisée sur la Croisette de Cannes, «20 Minutes» a pu embarquer avec le pilote Florian Bergér...

Fabien Binacchi

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La tête à l'envers, dans un bolide des airs
La tête à l'envers, dans un bolide des airs — Red Bull Air race
  • Cannes accueille pour la première fois en France une étape du Red Bull Air race, une compétition internationale de voltige aérienne, du 20 au 22 avril 2018.
  • 20 Minutes a embarqué dans un avion Extra 330 XL pour expérimenter les «G» ressentis par les voltigeurs aériens.
  • Loopings, tonneaux et autres huit-cubains au programme.

Casque à visière vissé sur la tête, parachute dans le dos : paré en version Top Gun… Trouillomètre à zéro ! A l’occasion du Red Bull Air race, une compétition internationale de voltige aérienne de passage pour la première fois en France, à Cannes ce week-end, 20 Minutes a pu embarquer avec Florian Bergér, un des pilotes du circuit. Pour un vol à sensations très (très) fortes à bord d’un Extra 330 XL, sorte de formule 1 des airs.

Installé (harnaché plutôt) à l’avant dans ce bolide biplace hypermaniable et capable de voler jusqu’à 400km/h, on a pu tester les effets de la gravité mêlée à l’accélération. Les fameux «G» que ces sprinters aériens subissent à haute dose à chaque virage.

La tête en bas

« Pendant les courses, on peut monter jusqu’à 12G », confie le pilote allemand. C’est-à-dire supporter une charge de douze fois son propre poids. Pour le commun des mortels non entraîné, plus de 6G c’est déjà plus ou moins la perte de connaissance assurée.

Alors on se contera de 5.5G et c’est déjà pas mal ! Après quelques « chicanes » - des basculements brusques de l’appareil, de 45°, à gauche et à droite, Florian Bergér annonce le premier looping, une boucle en montée vers l’arrière pour se retrouver… la tête à l’envers. « Il faut contracter les muscles », prévient le commandant de bord.

Le but est de mieux supporter « le facteur de charge » qui nous écrase au siège. Impression de peser une tonne. Souffle coupé. Mais l’effet de ces « G » s’efface tout de suite une fois l’avion revenu à l’horizontale. Et le spectacle, la tête en bas, est incroyable.

Un avion de 8 mètres d’envergure dans une porte de 12 mètres de large

Des tonneaux, un demi « huit-cubain » et quelques autres figures plus tard, on peut se faire encore un peu peur avec un survol de Fayence (une petite commune du Var) où deux pylônes, semblables à ceux installés pour les compétitions dans la baie de Cannes, ont été gonflés. Le but, pour les pilotes, est de passer au centre, les ailes à l’horizontale.

Imaginez un peu… Ces portes ne mesurent que 25 mètres de hauteur et offrent un espace d’une douzaine de mètres seulement… pour un avion d’une envergure de 8 mètres. Le tout lancé à 400 km/h. Bref, encore de grosses suées juste avant de rentrer. Sain et sauf, et surtout sans avoir utilisé le petit sac à vomi glissé dans la manche « au cas où ». Fierté.

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