VIDEO. Perpignan: Une entreprise lance des espadrilles... qui ne sentent jamais

PRINTEMPS « En espadrilles, ça pue des pieds ! », chantaient les Nuls. Ce n’est plus qu’un lointain souvenir, grâce à la jeune entreprise catalane Payote…

Nicolas Bonzom

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L'entreprise Payote a créé des espadrilles qui ne sentent jamais.
L'entreprise Payote a créé des espadrilles qui ne sentent jamais. — Payote

Avec l’arrivée du printemps, les espadrilles sont de sortie. Ces chaussures légères, en toile et en corde tressée, font un formidable retour en force ces dernières années, malgré la mauvaise image qui leur colle toujours à la peau, due notamment à leur courte durée de vie, leur côté un peu cheap, et les mauvaise odeurs qu’elles engendrent.

Mais, à Perpignan,  l'entreprise Payote, fondée en 2016 par Olivier Gelly, a l’audace de remettre l’espadrille au goût du jour. « Dans ma région, les espadrilles font partie du patrimoine culturel, on en porte tout le temps, été comme hiver, à la maison, quand on sort, confie-t-il. J’en avais un peu marre d’avoir aux pieds les mêmes que les autres, j’ai donc un jour customisé ma paire. Autour de moi, tout le monde en a voulu ! »

Licornes, ananas et marinière

Olivier Gelly prend aussitôt le pari de l’espadrille, vend sa voiture, et achète un stock… aussitôt vendu à une célèbre grande surface. La success story de Payote était lancée.

Ce qui plaît, c’est que la jeune entreprise casse les codes, avec des motifs qui changent du bleu ou du beige des espadrilles traditionnelles des joueurs de pétanque. Chez Payote, on fabrique des chaussures ultra-colorées, ornées de petits oiseaux, de flamants roses, de papillons, de licornes, de cerises, d’ananas ou de pastèques, de formes psychédéliques, d’un arc-en-ciel ou d’une belle marinière façon Jean-Paul Gauthier.

Une odeur de pamplemousse dans la chaussure

Mais surtout, la force de Payote, c’est de proposer une espadrille… qui ne sent jamais. La marque intègre en effet dans sa toile des microcapsules antibactériennes, réalisées à base d’huile végétale, qui, au frottement des pieds, se cassent et diffusent une odeur acidulée de pamplemousse pendant trois semaines à un mois, selon la fréquence d’utilisation. C’est le laboratoire montpelliérain Arthur Dupuy qui a créé ce dispositif.

« Fin mars, nous proposerons des sprays, à vaporiser sur les espadrilles, pour réactiver ces microcapsules et prolonger la bonne odeur », reprend le chef d’entreprise.

Et si vous n’étiez pas encore séduit par la chaussure d’Olivier Gelly, sachez qu’elle est fabriquée entièrement, de la semelle à la toile, en passant par la petite étiquette, dans les ateliers Megam, situés à Mauléon, dans les Deux-Sèvres, empires de l’espadrille made in France depuis trois générations. Alors, prêt à (re) danser le disco en espadrilles ?