Carrefour: Force Ouvrière, premier syndicat du groupe, appelle à la grève générale le samedi 31 mars

PROTESTATION Cette date qui tombe sur le week-end de Pâques, est également celle d’une journée commune d’actions avec la CFDT…

20 Minutes avec AFP

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Le magasin Carrefour de Nantes (image d'illustration).
Le magasin Carrefour de Nantes (image d'illustration). — LOIC VENANCE / AFP

Vers une mobilisation importante au sein du groupe Carrefour ? Force Ouvrière Carrefour, premier syndicat du géant de la distribution, appelle à une grève samedi 31 mars « sur l’ensemble du groupe » et espère « de nombreux magasins fermés ou perturbés » a-t-il annoncé mardi, un peu moins de deux mois après l'annonce de la suppression de milliers d'emplois.

La décision a été prise par l’ensemble des délégués syndicaux FO des magasins et entrepôts du groupe. Objectif : répondre aux « attaques des actionnaires sur les emplois et la location-gérance et au hold-up sur [la] participation aux bénéfices » des salariés, explique FO dans un communiqué. Cette date, qui tombe pendant le week-end de Pâques, sera également celle d'« une journée commune d’actions » avec la CFDT. « On s’attend à un mouvement qui va être suivi », avec de « nombreux magasins fermés ou perturbés » et possiblement « des approvisionnements difficiles », a déclaré Michel Enguelz, représentant de FO Carrefour.

Des propositions pour changer la donne

« Il y a déjà des arrêts de travail en ce moment », a-t-il par ailleurs précisé, « notamment dans la logistique », c’est-à-dire dans les entrepôts qui approvisionnent les magasins. S’ils prennent de l’ampleur, des « pénuries de marchandises » peuvent être attendues dans certains magasins, dès la fin de la semaine, a-t-il estimé. « Maintenant, entre aujourd’hui et le 31, la direction peut peut-être faire des propositions et changer la donne », a avancé Michel Enguelz.

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Le « plan stratégique » pour le groupe Carrefour, annoncé fin janvier par son patron Alexandre Bompard, prévoit la suppression de 2.400 postes dans les sièges du groupe, via un plan de départs volontaires, et la sortie du groupe de 273 ex-magasins Dia, qui affecte 2.100 salariés, avec un plan social à la clé. Les salariés devraient par ailleurs toucher cette année une cinquantaine d’euros de participation, contre plus de 600 euros l’an dernier. FO et la CFDT ont pour « revendication commune » un « complément de participation » de 600 euros, selon Michel Enguelz. Une réunion sur ce sujet doit avoir lieu mercredi avec la direction, a-t-il indiqué.