Celio s’attire les foudres des internautes après une photo de vêtements sabotés et jetés à la poubelle

VIRAL Le magasin de prêt-à-porter a déclaré que les vêtements avaient été détruits car ils étaient devenus dangereux pour la santé après avoir été souillés par un dégât des eaux…

Naomi Mackako

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Enseigne Celio. Image d'illustration.
Enseigne Celio. Image d'illustration. — JPDN/SIPA

Des vêtements réduits en lambeaux. Des pulls lacérés et des parkas éventrés avant d’être jetés à la poubelle. Celio nage en pleine polémique après qu’une photo de vêtements sabotés et jetés à la poubelle a circulé sur Facebook.

Ayant aperçu des vêtements sabotés par le magasin français de prêt-à-porter, une personne les a attachés sur la grille métallique de la boutique, rue du Gros-Horloge à Rouen. Nathalie Beauval, une chanteuse rouennaise qui passait par là, a photographié la scène et l’a publiée dimanche sur son compte Facebook. Le post a été massivement relayé, partagé plus de 16.000 fois.

Les internautes indignés

« Il y a dehors des gens qui meurent de froid, qui n’ont pas les moyens de s’acheter de quoi se vêtir décemment… et Celio jette des vêtements », s’est indignée la Rouennaise. Nathalie Beauval s’est également dit « écœurée » que l'« on jette au lieu de donner à ceux qui en ont besoin ». Les internautes ont, quant à eux, vivement critiqué cet acte « honteux », alors que la France est touchée par une vague de froid. Citée par France bleu, Celio Rouen a justifié cette démarche volontaire par un « dégât des eaux qui aurait sali une bonne partie des vêtements lacérés et jetés pour les rendre inutilisables afin de ne prendre aucun risque pour la santé ».

Sur Twitter, l’enseigne a affirmé une nouvelle fois que les vêtements délaissés étaient « importables ». « Les produits détruits concernent uniquement des articles totalement importables : trous, déchirures, grosses taches indélébiles », a écrit la marque en ajoutant qu’elle soutenait « ADN (Agence du Don en Nature) par des dons réguliers de produits » qui les redistribue ensuite « à plus de 750 associations en France ».

La mendicité vue d’un mauvais œil

Selon les sans-abri de la rue du Gros-Horloge, ce n’est pas la première fois qu’un acte de ce genre est constaté. « Je bouge pas mal en France, il y a aussi à Lille où j’ai retrouvé des manteaux, des jeans déchirés », a déclaré à France bleu Bob, un sans-abri. Pour Manu, à la rue depuis quinze ans, « certains commerçants ne voient pas d’un bon œil la mendicité ».

Sur Twitter, des clients consternés ont fait part de leur décision de boycotter l’enseigne. « Ces chaînes de commerce n’en ont rien à faire de notre colère et de notre indignation face à leur comportement. Il suffit de les faire crever en boycottant leurs marques et en relayant le plus largement ces images pour alerter le plus possible », a écrit Catherine, en commentaire de la photo postée par Nathalie Beauval.