Le co-living se développe à Londres

LOGEMENT Pour pallier la crise du logement londonienne, un promoteur privé a créé une structure géante pour accueillir les jeunes actifs…

Naomi Mackako

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L'old Oak de The Collective se situe au nord-ouest de Londres.
L'old Oak de The Collective se situe au nord-ouest de Londres. — DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

La crise du logement donne des idées. A Londres, un promoteur s’est lancé au printemps 2016 dans le business du co-living version haute gamme avec L’Old Oak. Cet immeuble de onze étages situé dans le nord-ouest de Londres compte 545 chambres et studios et dispose également de pièces communes telles qu’une salle de cinéma, une bibliothèque, une salle de gym, un spa, des bibliothèques, un restaurant et en plus ce n’est pas au locataire de faire le ménage !

Des loyers élevés mais toutes charges comprises

Il est possible de s’initier au co-living pour un loyer compris entre 850 et 1.100 livres par mois environ (950 à 1.230 euros). Quelques chambres, les plus grandes, sont affichées à plus de 1.400 livres (1.570 euros).

Des prix élevés mais somme toute raisonnables quand on sait qu’à Londres, « pour un appartement un minimum correct, il faut compter, en moyenne, 954 livres (l’équivalent de 1070 euros) par mois dans une zone pas trop éloignée du centre », note la RTBF. De plus, au Old Oak, tout est inclus (énergie, internet, ménage, taxes et infrastructures communes) sauf les  boissons et la nourriture.

 

Le nombre de résidents étant trop important pour cerner la personnalité de chacun, les salles communes sont équipées de caméras de surveillance.
Le nombre de résidents étant trop important pour cerner la personnalité de chacun, les salles communes sont équipées de caméras de surveillance. - DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Une alternative à la colocation traditionnelle

Cette offre, à l’initiative du promoteur privé The Collective répond à une demande de plus en plus importante. A Londres, entre 2004 et 2014, la part du revenu moyen consacrée au loyer a grimpé pour passer d’un quart à un tiers comme le relate Le Nouvel Economiste. Et il est courant que les Londoniens consacrent « 40 à 50 % de leur salaire net » pour se loger, note à l’AFP James Mannix, associé chez Knight Frank.

Pour faire des économies les jeunes actifs se tournent de plus en plus vers la colocation. « Trouver une location à Londres est très chronophage et cher. Et même après avoir trouvé, la probabilité de tomber sur un groupe de personnes avec qui on s’entend est extrêmement mince. Nous voulons répondre à ce problème » explique Ed Thomas, le gestionnaire de l’établissement à l’AFP.

Le loyer englobe toutes les charges y compris le Wi-Fi.
Le loyer englobe toutes les charges y compris le Wi-Fi. - DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Il fait bon vivre à l’Old Oak

Bien que ce concept impose certaines concessions comme de renoncer à l’appartement traditionnel pour se contenter d’une chambre de 12m² et de sanitaires communs, il peut tout de même présenter des avantages comme des soirées à thèmes que ce soit pour se faire un réseau professionnel, rencontrer les autres résidents autour d’un verre sur la terrasse du toit ou encore une session Game Of Thrones dans la salle de cinéma.

Tout est mis en place pour qu’il fasse bon vivre à L’Old Oak. Le promoteur à annoncer vouloir créer d’autres structures plus adaptées aux familles et pourquoi pas étendre son projet à Berlin et aux Etats-Unis où les loyers ont incroyablement flambé ces dernières années.