Consulter ou ne pas consulter un médecin pour un rhume? Les internautes débattent

WEB Après la publication sur Facebook de l’affiche d’un médecin proposant à ses patients de ne pas venir le voir pour un petit rhume, les internautes s’écharpent…

Marie Lombard

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L'affiche d'un médecin appelant à ne pas consulter pour un rhume fait débat
L'affiche d'un médecin appelant à ne pas consulter pour un rhume fait débat — DURAND FLORENCE/SIPA

C’est le sujet qui fait débat parmi les patients. Mercredi, la page Facebook « Lesmédecins ne sont pas des pigeons » a publié l’image d’une affiche (manifestement placardée par un médecin surmené) demandant aux patients de ne pas faire appel à lui en cas de rhume, « inhalations, boissons chaudes et paracétamol [étant] suffisants ».

Le professionnel de santé va même jusqu’à encourager les malades à « faire des économies » en s’automédicamentant. Bien sûr, le post n’a pas tardé à faire réagir les internautes qui, tour à tour, défendent ou condamnent le soignant.

Exemples alarmistes et condamnation morale

Certains, alarmés, dénoncent des professionnels qui manquent au plus fondamental de leur devoir : celui d’aider et de rassurer le patient. Ils pointent un désamour des médecins pour leur profession, une lassitude qui se traduit par un délaissement des malades, obligés de recourir à l'automédication. D'autres pointent que sans ordonnance, une boîte de paracétamol à deux euros (non remboursée) est inaccessible pour certains patients dans le besoin.

Les exemples alarmistes se succèdent : ici, une fillette est morte d’un mal que les parents avaient tout d’abord considéré comme étant un gros rhume. Là, c’est un homme qui a souffert d’une grave pneumonie qui s’insurge.

Les « hypocondriaques » raillés 

D’autres blâment le patient « hypocondriaque », qui consulte « le lendemain » de l’apparition de ses symptômes, bien que conscient de pouvoir lutter contre le rhume sans l’aide de son médecin. Les plus radicaux parlent d’établir des consultations non remboursées afin de décourager la consultation.

Bref, entre les médecins « je-m’en-foutiste » et les patients « hystériques », une seule question demeure. Comment juger de la gravité d’une maladie en fonction du malade, afin de savoir s’il doit venir ou non chez le médecin ?