Bretagne: Il déterre un trésor exceptionnel enfoui depuis 1.700 ans dans un champ

DÉCOUVERTE La découverte, exceptionnelle, a été gardée secrète pendant cinq ans pour ne pas attirer les curieux...

20 Minutes avec agence

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Un homme effectue des fouilles à l'aide d'un détecteur de métaux. (Photo d'illustration)
Un homme effectue des fouilles à l'aide d'un détecteur de métaux. (Photo d'illustration) — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

L’incroyable découverte est restée secrète pendant près de cinq ans. En 2012, un Breton de 78 ans a fait une découverte archéologique exceptionnelle dans un champ de Plouagat (Côtes-d’Armor), à l’aide de son détecteur de métaux.

Ce passionné d’archéologie a déterré par hasard des pièces de monnaie romaine sous le champ d’un agriculteur.

Détenteur d’une partie du trésor, le Breton a récemment décidé de mettre aux enchères certaines de ses pièces.

Un trésor caché pendant près de 1.700 ans

L’heureux retraité avait découvert le 2 avril 2012, au beau milieu d’un champ, des centaines de pièces de monnaie romaines datant du IIIème siècle. Un véritable trésor, qui était resté caché sous des terres agricoles pendant plus de 1.700 ans.

« Cela faisait 30 ans que je faisais de la détection, je n’avais jamais vu ça. C’est un vrai coup de chance » confie-t-il à Ouest-France. Il a tout de suite réalisé l’importance de sa découverte : sur les morceaux de bronze, on distingue encore des visages et des silhouettes. « Ce sont des pièces rares, et pourtant c’est comme si elles étaient frappées d’hier ».

Avec l’autorisation de l’agriculteur propriétaire du terrain

Les terres agricoles en question n’avaient jamais fait l’objet de fouilles archéologiques. Le retraité avait donc demandé au propriétaire du champ l’autorisation d’arpenter ses sols, autorisation accordée par ce dernier.

L’agriculteur avait été prévenu de la découverte, ainsi que la direction des affaires culturelles (DRAC) et une équipe d’archéologues, qui ont débarqué dès le lendemain en compagnie du maire de la commune.

Une découverte gardée secrète pour ne pas attirer les curieux

Durant trois ans, toutes les pièces ont été analysées en laboratoire. Cette découverte est restée secrète pendant cinq ans, afin de préserver la nature et lieu de la trouvaille et ne pas attirer les curieux.

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Le retraité, qui souhaite rester anonyme, est resté propriétaire d’une partie de ce trésor romain. Le propriétaire du champ en a conservé une autre partie, tout comme la direction des affaires culturelles.

Une vente aux enchères « exceptionnelle »

Une partie des pièces conservée par le retraité fera l’objet d’une vente aux enchères le 11 juillet prochain, à l’hôtel des ventes de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Les pièces seront réparties en lots en fonction des types de monnaie : celles des règnes de l’empereur Gallien (253-268) et de Claude II (268-270) ; ou encore celles de Victorin (269-271) et de Marius (268-269). Des lots aujourd’hui estimés de 80 euros à 400 euros.

Une vente numismatique qui s’annonce « exceptionnelle », à en croire le commissaire-priseur Maître Jean-Michel Juillan.