Ivanka Trump est choquée par la «méchanceté» de la politique américaine, quelle blague!

IRONIE Ivanka Trump a déclaré lundi sur un plateau télé qu’elle trouvait la politique américaine «méchante». Réalise-t-elle que son papa est l’instigateur de cette méchanceté ?

Marie Lombard

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Ivanka Trump est choquée par la méchanceté de la politique américaine
Ivanka Trump est choquée par la méchanceté de la politique américaine — Antonio Masiello/AGF/SIPA

La fausse innocence d’Ivanka Trump en agace certains. Interviewée lundi dans une interview pour Fox and friends, la fille du président américain s’est fendue d’un commentaire sur l’état de la politique aux Etats-Unis, qu’elle juge « méchante ». « Il y a un niveau de méchanceté auquel je ne m’attendais pas, a-t-elle déclaré. Je ne m’attendais pas à l’intensité de cette expérience. »

La remarque culottée a fait bondir les internautes qui se sont insurgés, faisant remarquer que l’agressivité et la cruauté font précisément partie des techniques adoptées par Donald Trump depuis les débuts de la campagne électorale américaine. Pour être sûr de ce constat, 20 Minutes a sélectionné cinq réactions parmi les plus « méchantes » de Donald Trump.

Les Mexicains sont des criminels 

Le 16 juin 2016, en pleine campagne électorale vers la présidence, le candidat républicain s’en est pris violemment aux Mexicains afin de défendre son projet de mur de séparation entre le Mexique et les Etats-Unis ; il a asséné que le Mexique n’envoyait pas les « meilleures » personnes. « Il n’envoie pas des gens tels que vous, a-t-il affirmé, il envoie des gens avec des tas de problème, qui amènent leurs problèmes avec eux. Ils viennent avec de la drogue, ils amènent de la criminalité, ce sont des violeurs. » Sans préavis, celui qui deviendra plus tard le président des Etats-Unis vient donc d’insulter les habitants d’un pays entier.

« Frapper » les collègues démocrates 

Lors d’un meeting à Davenport (Iowa), Donald Trump a déclaré devant la foule de ses supporters vouloir frapper certains de ses concurrents démocrates qui avaient tenu une convention quelques jours plus tôt et qui manifestement l’énervaient. « J’allais frapper quelques-uns de ses orateurs très fort, leurs têtes en tourneraient, ils ne s’en remettraient jamais. Et c’est ce que j’ai fait avec beaucoup de personnes ». Rassurant.

La menace de mort 

La confrontation avec Hillary Clinton durant la campagne électorale a poussé le candidat Trump à des extrémités de violence encore jamais atteintes. Dans un discours du 9 août, il a alerté son audimat sur le fait que si Hillary Clinton était élue, elle pourrait placer à la Cour suprême des juges acquis à sa cause et parvenir à supprimer le second amendement, qui garantit le port des armes aux citoyens. « Et vous ne pourrez rien y faire, les amis, a-t-il prévenu avant de marmonner, quoiqu’avec le second amendement, peut-être qu’il y a, je ne sais pas ». Ainsi Donald Trump vient-il d’inciter ses supporters à se servir du second amendement, c’est-à-dire d’une arme, contre Hillary Clinton.

Le Muslim ban 

Le 28 janvier, le président fraîchement investi Donald Trump a signé un décret sur l’immigration limitant la venue sur le territoire américain d’une certaine population : les Musulmans. Le texte interdisait ainsi l’arrivée sur le sol américain des ressortissants d’Iran, d’Irak, de Libye, de Somalie, du Soudan, de Syrie et du Yémen pendant trois mois. L’admission de réfugiés de pays en guerre serait de plus suspendue pendant quatre mois. Cette mesure, si elle n’a pas été validée par les juges, a cependant entraîné le blocage de  ressortissants des pays visés dans les aéroports. Si ça, ce n’est pas méchant…

Les poignées de main 

Donald Trump a beau proférer des menaces, inciter ses supporters à agir pour lui et discriminer des populations entières, il n’en est jamais arrivé au stade de la violence physique… Vraiment ? D’aucuns considéreraient que ses poignées de mains légendaires, au cours desquelles il tire violemment le bras de son partenaire en l’obligeant par là même à se pencher légèrement, sont agressives. Tellement agressives mêmes que certains chefs d’Etat tels que Justin Trudeau et Emmanuel Macron ont mis en place des parades afin de garder intactes leurs tendons. Bref, Ivanka Trump gagnerait à examiner de plus près la « politique » de son cher papa.