Cantal: Un agriculteur condamné à déménager car ses vaches dérangent son voisin

VOISINAGE Incommodés depuis huit ans par l'odeur des vaches et du fumier, les voisins ont obtenu gain de cause auprès de la justice...

20 Minutes avec agence

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Une vache salers à Mandailles-Saint-Julien, dans le Cantal
Une vache salers à Mandailles-Saint-Julien, dans le Cantal — THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Un éleveur de vaches Salers du village de Lacapelle-Viescamp ( Cantal) va être contraint de déménager son troupeau. La justice, saisie par son voisin qui ne supporte par l'odeur des vaches et du fumier, demande à l'agriculteur d'éloigner son exploitation agricole du domicile des plaignants.

Incommodés par l'odeur

Cette histoire rocambolesque, rapportée par France 3, a démarré il y a huit ans, lorsqu'un couple originaire de la Loire s'est installé à proximité de la ferme. Ils saisiront la justice peu de temps après, incommodés « par l'odeur des vaches ainsi que le fumier ».

La Cour d’appel de Riom vient de donner raison au couple, et condamne l'agriculteur à éloigner ses vaches et les bâtiments de stockage du fumier, rapporte France 3. La ferme qui date du début du 19e siècle, située à 35 mètres des plaignants, va devoir déménager à au moins 50 mètres. 

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Pour les plaignants, l'étable « n'était pas aux normes »

De son côté, le fils des plaignants se dit « navré » de la tournure prise par l'affaire, et indique qu'une expertise « a démontré que l’étable n’était pas aux normes ».

Mais dans le village, la stupéfaction et la colère gagnent les habitants. Si bien qu'un comité de soutien s'est mis en place et une pétition, qui a déjà recueilli plus de 10.000 signatures circule sur les réseaux sociaux.

Pétition et comité de soutien

« Comme le coq qui chante trop fort, comme les cloches des églises qui sonnent trop tôt, les vaches Salers dérangent », soulignent les signataires de la pétition, indique encore France 3.

Les pétitionnaires envisagent de transmettre les signatures « au ministre de l'agriculture qui rappelons-le est Cantalien » précisent-ils. L'agriculteur a quant à lui décidé de se pourvoir en cassation.