La fessée ne fait pas rougir les patrons

Nadia Daam

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Pour renforcer l’esprit d’équipe, il y a les séminaires à la Bourboule, les déjeuners d’équipe ou encore les paniers garnis. En 2006, une société de sécurité domestique basée en Californie avait organisé un team-building» au cours duquel les employés recevaient une fessée avec les pancartes des sociétés concurrentes. Un genre de balle au prisonnier, en somme.

Les heureux vainqueurs remportaient le droit de jeter des tartes aux visages des perdants, de leur faire porter des couches ou encore de les fesser à nouveau. L’une des employés, Janet Orlando, n’a pas du tout apprécié ces jeux de mains. Elle a porté plainte et gagné son procès pour harcèlement sexuel et agression sexuelle. Mais, l’ex-salariée, qui a démissionné peu après cette séance de régression collective, vient d’être déboutée en appel, le jury populaire considérant qu’il n’y avait pas eu harcèlement, puisque tous les postérieurs, masculins ou féminins ont tâté de la pancarte.

Cette histoire n’est pas sans rappeler le très étrange et néanmoins hilarant film de réalisé par Steven Shainberg, en 2003, qui raconte une histoire d’amour très spéciale entre un patron et sa secrétaire. Une histoire de fessée, plus qu’un histoire de fesse.