Pensées pour ce poulet qui suit partout Theresa May

BASSE-COUR Il s'agit d'un journaliste du Daily Mirror, un tabloïd britannique..

Mathilde Cousin

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La mascotte du Daily Mirror face à des policiers britanniques.
La mascotte du Daily Mirror face à des policiers britanniques. — Capture d'écran Twitter
  • Un tabloïd, marqué à gauche, veut convaincre la Première ministre de participer à un débat télévisé.
  • Le poulet est maintenant rejoint par un renard.
  • Le poulet n'a pas encore convaincu Theresa May.

Mais que fait donc ce poulet à suivre partout Theresa May, la Première ministre britannique ? Serait-ce un pari pour un enterrement de vie de garçon ? Ou une blague d'étudiants ? Ni l'un ni l'autre. Sous cette flamboyante (fausse) fourrure jaune et crête rouge se cache un journaliste du Daily Mirror. 

Le tabloïd britannique a commissionné ce poulet pour demander à Theresay May de participer à un débat télévisé face au chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn. Le quotidien accuse la Première ministre d'éviter cette confrontation et d'être « une poule mouillée » (« to be chicken » dans le texte). D'où le costume du journaliste... 

La volaille raconte ses péripéties sur son compte Twitter (@MirrorChicken) et dans quelques articles. Et la vie de mascotte se révèle aventureuse : le poulet a été contrôlé deux fois le même jour par la police. Il a même été aperçu à l'antenne de la vénérable BBC. Depuis mercredi, il a un nouveau compagnon, un renard. Une amitié entre un poulet et un renard, qui l'eût cru ?

Les efforts répétés des deux compères n'ont, pour l'instant, pas abouti. Ils ne désespèrent pas et continuent de poursuivre les Conservateurs avec leur pancarte.

Le poulet du Daily Mirror a une longue histoire dans la vie politique britannique. En 2015, c'est l'ancien premier ministre conservateur David Cameron qu'il poursuivait. Là encore, il s'agissait de convaincre celui-ci de participer à un débat télévisé. En 1997, l'année des élections qui ont porté Tony Blair et les travaillistes au pouvoir, il s'était retrouvé engagé dans une bagarre avec un autre poulet, celui-là mandaté par les Conservateurs... C'est Freddie, un renard, envoyé lui aussi par le tabloïd, qui avait fini par vaincre (symboliquement) le poulet ennemi. Commentaire de l'intéressé : « J'en ai fait mon dîner, tout comme Tony Blair va le faire avec les Conservateurs. »