Un tueur de chats sème la zizanie chez les amis des bêtes

TEXAS L’ornithologue voulait protéger des oiseaux menacés...

C. F. avec AFP

— 

La Société protectrice des animaux (SPA) et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) craignent que la peur de la grippe aviaire provoque des réactions excessives contre les chats et les oiseaux à l'instar de ce qui se passe en Allemagne.
La Société protectrice des animaux (SPA) et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) craignent que la peur de la grippe aviaire provoque des réactions excessives contre les chats et les oiseaux à l'instar de ce qui se passe en Allemagne. — Jewel Samad AFP/Archives

La fin justifie-t-elle les moyens ? Cette question existentielle sème la confusion chez les amis des bêtes au Texas, après le meurtre d'un chat par un ornithologue.

Espèces d’oiseaux en danger

D'un côté, les défenseurs des oiseaux affirment que Jim Stevenson a agi pour protéger des espèces en danger; de l'autre les protecteurs des félins l'accusent d'avoir assassiné un animal de compagnie bien-aimé.

Jim Stevenson, fondateur de la Galveston Ornithological Society et propriétaire d'une chambre d'hôte dédiée à l'observation des oiseaux sur l'île de Galveston dans le Golfe du Mexique, affirme avoir agi pour la sauvegarde des volatiles qui nichent sur l'île.

«Ce qui me dérange vraiment, c'est que ce chat était là en train de tuer des espèces menacées et d'autres protégées par la loi», a-t-il ainsi déclaré au «Houston Chronicle».

Carabine 22 long rifle

L'ornithologue a admis avoir tué le chat avec une carabine 22 long rifle en novembre 2006, et plusieurs autres qui erraient sur sa propriété. Mais il affirme qu'il ne l'aurait jamais fait s'il avait su que l'animal en question avait été apprivoisé par John Newland, employé sur un pont à péage.

Ses avocats espèrent que cet argument sera suffisant pour le blanchir des accusations de cruauté envers les animaux, qui au moment de l'affaire interdisaient uniquement de tuer des chats étant «la propriété d'autrui».

«Mama Cat»

Seulement, la loi a été modifiée depuis en réponse à la colère provoquée par la mort du chat errant surnommé «Mama Cat» par l'employé du pont qui nourrissait l'animal et plusieurs de ses congénères. La législation protège désormais tous les chats. Jim Stevenson risque donc jusqu'à deux ans de prison et 10.000 dollars d'amende.