#VieDeMère: Une campagne pour lutter contre les discriminations des mères au travail

EGALITE La CGT Cadres a lancé une campagne contre les discriminations à l’égard des mères en entreprise…

A.B.

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Le hashtag #VieDeMère dénonce les discriminations faites à l'égard des mères en entreprise.
Le hashtag #VieDeMère dénonce les discriminations faites à l'égard des mères en entreprise. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

« Il est 18h00, tu pars déjà ? Et ta baby-sitter ? » ; « Ça ne nous arrange pas ta grossesse » ; « Encore une qui va vouloir prendre ses mercredis ». Pour mettre en sourdine ce genre de piques assassines, la CGT des cadres (Ugict-CGT) a lancé ce lundi une campagne visant à montrer les « discriminations » dont sont victimes les mères de famille au travail, à l’occasion de la semaine de l’égalité professionnelle femmes/hommes.

Partager son expérience

Intitulée «#VieDeMère, avoir une carrière, c’est toute une histoire », cette campagne illustrée par des affiches et des tracts invite les femmes, mais aussi les hommes, à partager sur les réseaux sociaux les petites phrases entendues au quotidien et les situations vécues au travail. Sous ce hashtag, les mères racontent leur expérience, cocasse ou douloureuse.

Quelques pères ont aussi relayé les remarques auxquelles ils ont eu droit.

Le « plafond de mère »

« Grâce à l’élévation du niveau de qualification des femmes, l’encadrement se féminise », souligne le syndicat. Pourtant, « les inégalités entre femmes et hommes au travail sont tenaces. Le "plafond de verre" joue à plein ». Marie-José Kotlicki, secrétaire générale, et Sophie Binet, secrétaire générale adjointe, voient dans l’origine de ces « discriminations » la maternité, « réelle et supposée » : le « plafond de mère ». « L’exercice des responsabilités professionnelles ne s’imaginant pas en dehors du culte du présentéisme et les tâches ménagères étant toujours massivement assumées par les femmes, elles sont confrontées à une mission impossible et à une culpabilisation permanente », écrivent-elles dans la présentation de la campagne.

Estimant que les lois traitant de l’égalité hommes-femmes présentent des « résultats insuffisants », le syndicat demande « des dispositions légales plus astreignantes ». Il propose de « mieux indemniser le congé parental » ou encore d'« instaurer des autorisations d’absence de l’entreprise pour motif familial avec maintien intégral du salaire ».

« Mieux indemniser le congé parental »

A l’occasion de cette semaine de sensibilisation (du 3 au 9 octobre), la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol a présenté ce mardi un « 1er plan interministériel à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ».

Le ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes rappelle que seuls 7,2 % des hommes travaillent à temps partiel contre plus de 30 % des femmes et que l’emploi féminin se concentre dans 12 familles professionnelles sur un total de 87.

A ce jour, une seule femme -Isabelle Kocher chez Engie- dirige une entreprise du Cac 40. Et en moyenne,les hommes gagnent 19 % de plus que les femmes, alors qu’une femme sur cinq dit avoir été confrontée à une situation de harcèlement sexuel au travail, affirme encore le ministère sur son site Internet.