«Notre idée de la France», la campagne de soutien des jeunes à François Hollande

CANDIDAT PAS ENCORE CANDIDAT Un site a été lancé ce mardi pour défendre le bilan du président de la République…

O. P.-V.

— 

François Hollande à l'Elysée.
François Hollande à l'Elysée. — STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

François Hollande n’est pas encore candidat, mais il a désormais un site de soutien lancé par des proches. Plus précisément, par les « jeunes de gauche » qui sont derrière le président de la République. Ça s’appelle notreideedelafrance.fr, et c’est en ligne depuis ce mardi après-midi, après quelques remous.

>> A lire aussi : La folle semaine du presque candidat Hollande

Selon BFMTV, la plate-forme devait être lancée lundi, mais les mauvais chiffres du chômage et la publication d’un sondage défavorable au président ont forcé son entourage à repousser l’échéance d’une journée. « Notre idée de la France » est piloté par l’association Répondre à gauche, dirigée par le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, hollandais de la première heure qui s’était déjà chargé de la communication du futur chef de l’Etat lors de la primaire socialiste de 2011. En outre, le directeur de publication est un avocat très proche de François Hollande, Dominique Villemot, membre de la promotion Voltaire de l’ENA, et fait chevalier de la légion d’honneur par le président en février 2013.

Un discours, une équipe et un site pour un début de campagne ?

Les « jeunes de gauche » qui ont apposé leurs noms sur le site expliquent dans un texte commun que « François Hollande demandait à être évalué sur un seul engagement, une seule promesse : "Est-ce que les jeunes vivront mieux en 2017 qu’en 2012 ?" Nous lui répondons aujourd’hui : Oui, en 2017, nous les jeunes, vivrons mieux qu’en 2012. »

L’axe de communication est de dire que « ça va mieux », un onglet du site proposant de voir « le vrai bilan de François Hollande » département par département. Et les références au récent discours de Wagram du président sont multiples. Pour rappel, celui-ci ressemblait beaucoup à un premier discours de campagne, début septembre. Officiellement, François Hollande annoncera son choix de se représenter ou pas en décembre. Mais le suspense risque d’être aussi insoutenable que la candidature de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite et du centre.