Etats-Unis: L'outil Facebook «Safety check» déclenché à cause de... manifestations

RÉSEAUX SOCIAUX Après l’attaque terroriste d’Orlando et l’explosion dans le quartier de Chelsea à New York, l’activation de l’outil développé par Facebook dans le cadre de manifestations est une première aux Etats-Unis…

H.S.
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Capture d'écran de la notification Facebook envoyée aux utilisateurs américains le vendredi 23 septembre 2016.
Capture d'écran de la notification Facebook envoyée aux utilisateurs américains le vendredi 23 septembre 2016. — Facebook

C’est une première. , a été activé vendredi soir à Charlotte aux Etats-Unis après   suite au décès d’un homme noir,  .

Cette notification envoyée à l’intégralité de ses contacts sur Facebook qui permet de s’identifier dans un endroit « sûr » n’avait, jusque-là, été utilisée qu’au cours Orlando (Etats-Unis), ou de catastrophes naturelles. L’activation du « safety check » dans le cadre des manifestations contre la police de Charlotte a suscité la polémique outre-Atlantique. « Facebook poste des notifications de "safety check" pour ceux qui participent à "La Manifestation" à Charlotte. Il n’y a aucune violence ce soir. Pourquoi créer de la peur ? », s’interroge un internaute sur Twitter.

Plusieurs personnes ont également mis en cause la responsabilité éditoriale de Facebook comme le journaliste américain Victor Luckerson : « Facebook qui déclenche le safety check pour les manifestations de Charlotte est un exemple de comment une plate-forme "neutre" peut néanmoins éditorialiser une situation ». D’autres utilisateurs, bien que moins nombreux, ont salué l’initiative du réseau social.



Or cet événement ne serait pas du fait des salariés du réseau social Facebook. , qui publie les explications fournies par un porte-parole de la firme, le déclenchement de cet outil découle d’une modification récente apportée au « safety check ». «   à la place de Facebook. Quand un nombre important de personnes poste quelque chose à propos d’un incident spécifique et se trouve dans la zone de crise, nous leur proposons d’activer elles-mêmes cette fonctionnalité ». C’est ce qui se serait passé vendredi soir à Charlotte.