Pourquoi l’emoji serpent est devenu sur les réseaux sociaux un outil de diffamation sexiste

SEXISME Depuis plusieurs mois, l'émoticône du serpent est massivement posté sur les comptes de femmes célèbres accusées d'infidélité...

H.S.
— 
Capture d'écran du compte Instagram de l'actrice Marion Cotillard.
Capture d'écran du compte Instagram de l'actrice Marion Cotillard. — @marioncotillard

, Angelina Jolie et  , a provoqué quelques dégâts collatéraux. Au-delà de l’avalanche d’articles, d’analyses, de commentaires sur les conséquences de ce divorce, l’actrice française   sur les réseaux sociaux, accusée par les internautes d’être à l’origine de la séparation. Sur Instagram, de nombreuses photos de la comédienne ont été noyées par les posts d’un  .

, né au cœur de l’été et qui a visé la chanteuse américaine  . « En slang ("argot" en anglais) », snake est un mot dépréciatif utilisé pour qualifier une personne de "sournoise" ("sneaky", en anglais), louvoyant autour de sa proie, dans toute sa perfidie »,  . Peu à peu et au fil de polémiques aux relents sexistes, l’emoji serpent s’est imposé dans les usages des internautes pour « troller » ou harceler les célébrités féminines soupçonnées d’infidélité.

Une pratique qui vise essentiellement les femmes (les hommes eux, héritent plus fréquemment de l’emoji « rat ») et qui repose sur  et mesquines lorsqu’il s’agit de conquérir un homme déjà engagé alors que son homologue masculin sera davantage  .

, Instagram s’est lancé dans le développement d’un outil de modération des commentaires, emojis compris. Accessible au grand public depuis le 13 septembre, cet outil diffère en fonction du nombre d’abonnés. Ainsi, les célébrités disposent d’un outil à part entière permettant aux community managers qui gèrent des comptes influents d’automatiquement masquer tous les commentaires qui comporteront des mots ou émoticônes spécifiques jugés insultants.