VIDEO. «Nous avons un problème avec les Maghrébins», Claude Goasguen s’excuse après son tweet polémique

POLEMIQUE Le député-maire parisien fait son mea culpa…

A.B.

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Le député-maire du 16e arrondissement de Paris, Claude Goasguen, le 13 juillet 2016 à l'Assemblée nationale.
Le député-maire du 16e arrondissement de Paris, Claude Goasguen, le 13 juillet 2016 à l'Assemblée nationale. — PDN/SIPA

« Nous avons un problème avec les Maghrébins. Il faut avoir le courage d’aborder le problème. Non pas dans la discrimination mais franchement ! » Ces propos, tenus ce mercredi soir sur LCP par Claude Goasguen et postés sur son compte Twitter (puis retirés), ont provoqué un tollé et ont vivement fait réagir les internautes sur les réseaux sociaux.

Un tweet « sorti de son contexte »

Invité sur LCP mercredi soir à débattre sur la primaire à droite et « l’identité heureuse » défendue par Alain Juppé, le député-maire du 16e arrondissement de la capitale est revenu sur la Guerre d’Algérie : « Nous n’avons pas voulu voir l’immigration avec les yeux qui étaient ceux des hommes politiques lucides, y explique-t-il. Nous avons un problème avec les Maghrébins, incontestable. Cette affaire de la guerre d’Algérie a été très mal perçue par la communauté musulmane maghrébine de la troisième génération, mais aussi par certains Français. Elle ressort. Aujourd’hui, il faut avoir le courage d’aborder le sujet, non pas dans la discrimination, mais franchement », a-t-il déclaré.

Mais seule une partie de ses propos a été reprise sur son compte Twitter. Une citation raccourcie qui a suscité l’indignation chez de nombreux internautes.

Après avoir retiré son tweet, l’intéressé s’est fendu d’un timide mea culpa, expliquant dans un premier temps que c’est son équipe et pas lui qui avait posté cette citation, avant de poster ce jeudi un communiqué de presse dans lequel il s’excuse « auprès de ceux qui ont pu être blessés » par ses propos, et insiste sur le fait que son tweet a été « sorti de son contexte »..

Interrogé par Lepoint.fr, Claude Goasguen a réitéré ses excuses et regretté l’emploi du terme « Maghrébins », avant toutefois de maintenir le fond de son propos. « Au-delà de l’ État islamique, on s’aperçoit que ce sont des jeunes Français, des jeunes femmes et de jeunes hommes, dont les parents ou les grands-parents furent immigrés, qui s’en vont en Syrie et en Irak ou qui commettent des attentats. C’est une réalité. Alors il faut s’interroger : qu’avons-nous raté ? », a-t-il déclaré à l’hebdomadaire.