Jean-Pierre Chevènement «connaît le monde musulman», Twitter l’accable

RÉSEAUX SOCIAUX Un extrait d’une interview accordée ce lundi matin sur France Inter par le nouveau président de la Fondation de l’islam de France est tourné en dérision sur Twitter…

H.S.

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Paris le 22 novembre 2011. Emission de radio RFI Mardi Politique avec Jean Pierre Chevenement homme politique français ex ministre et candidat à l’élection présidentielle de 2002.A. GELEBART / 20 MINUTES
Paris le 22 novembre 2011. Emission de radio RFI Mardi Politique avec Jean Pierre Chevenement homme politique français ex ministre et candidat à l’élection présidentielle de 2002.A. GELEBART / 20 MINUTES — A. GELEBART / 20 MINUTES

La tâche s’annonce définitivement compliquée pour Jean-Pierre Chevènement. Placé officiellement ce lundi à la tête de la Fondation de l’islam de France, créée en 2005 mais restée inactive depuis, l’ancien ministre de l’Intérieur essuie de nombreuses critiques. Le choix d’un homme politique, non musulman et âgé aujourd’hui de 77 ans, a suscité quelques interrogations à droite comme à gauche mais également sur les réseaux sociaux. Le 15 août dernier, à l’occasion de sa première interview accordée au quotidien Le Parisien, Jean-Pierre Chevènement avait été la cible de railleries en conseillant aux musulmans de France « la discrétion », reprenant ainsi les mots du recteur de la mosquée de Bordeaux

>> A lire aussi : Fondation pour l’islam: Chevènement «donne un conseil de discrétion» aux musulmans de France

Ce lundi, l’ancien sénateur était invité sur France Inter pour détailler les contours du projet de la Fondation de l’Islam de France. Interrogé, entre autres, sur les arrêtés municipaux anti-burkini, l’ex-ministre a déclenché une vague de réactions sur Twitter et la création d’un mot-clé, #JeConnaisBienLeMondeMusulman, visant à répertorier toutes les blagues sur le sujet.

En cause, cette phrase prononcée par Chevènement : « Je connais bien le monde musulman. Je suis allé au Caire, à Alger, il y a 40 ou 50 ans, la plupart des femmes ne portaient pas le voile. » Une expression moquée et visiblement mal interprétée par les auditeurs et les internautes. Pourtant, difficile d’imaginer l’ancien élu prétendre connaître le monde musulman en s’appuyant simplement sur des séjours effectués il y a plusieurs décennies : « Il y a une tendance de fond qui correspond à la montée du fondamentalisme religieux. La majorité des femmes ne peuvent plus sortir dans la rue sans être voilée. Tout ça, ça traduit quelque chose qui se répercute aussi dans nos cités », a tenu à ajouter l’ex-ministre.