Sur Twitter, Netflix se présente comme «une contrefaçon de Manbang», son clone nord-coréen

AUTO-DERISION Le service vidéo américain a gentiment chambré son «concurrent» lancé en Corée du Nord…

O. P.-V.

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Photo d'illustration Netflix.
Photo d'illustration Netflix. — Jonathan Nackstrand AFP

Lancée récemment sur l’intranet nord-coréen, le service Manbang ne s’attendait probablement pas à une telle publicité. Même si personne n’y a théoriquement accès en dehors du pays de Kim Jong-un - et même pas grand monde à l’intérieur -, la plate-forme vidéo a été rapidement surnommée le Netflix nord-coréen.

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Le parallèle est évident : elle permet de regarder les programmes des quatre chaînes nationales à toute heure (la télévision n’émet qu’entre 15h et 23h) via un menu à thèmes.

Le vrai Netflix, l’Américain, a peut-être senti l’émergence d’un concurrent et décidé d’abandonner avant de lutter. En effet, le compte Twitter du géant du streaming vidéo a modifié sa biographie. Désormais, Netflix se définit ironiquement comme « une contrefaçon de Manbang » (Manbang knockoff).

Au-delà du parallèle entre les deux services de streaming, Netflix avait réalisé un joli coup en janvier 2015 grâce à la Corée du Nord, en pleine polémique à propos du film L’interview qui tue !, comédie se moquant de Kim Jong-un qui avait créé un incident diplomatique. Sa sortie en salles avait été extrêmement limitée à cause de cela et Netflix avait pu le proposer à ses abonnés seulement un mois après sa parution américaine (avant même qu’il soit visible en France). Le site américain se rappelle ainsi au bon souvenir de la Corée du Nord par ce petit clin d’œil.