Brexit: Une pétition en ligne veut supprimer les expressions françaises des passeports britanniques

FRENCHY On peut lire sur la couverture du passeport britannique les devises, en langue française, « Dieu et mon droit » et « Honi soit qui mal y pense »… 

H.S.

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L'un des plus fervents partisans du Brexit, Nigel Farage, à la tête du parti UKIP, brandit son passeport le 6 mai 2016 à Londres.Vickie Flores/Shutterst/SIPA
L'un des plus fervents partisans du Brexit, Nigel Farage, à la tête du parti UKIP, brandit son passeport le 6 mai 2016 à Londres.Vickie Flores/Shutterst/SIPA — Vickie Flores/Shutterst/SIPA

Les Britanniques adorent les pétitions. Après l’indépendance de Londres et  la tenue d’un nouveau référendum post-Brexit, un nouveau texte a été déposé sur le site officiel du Parlement excite les réseaux sociaux outre-Manche. L’objet de la pétition : supprimer les phrases, en français dans le texte, qui figurent sur la couverture du passeport anglais. Sur la page cartonnée, on peut lire la devise de la monarchie britannique héritée d’Henri V : « Dieu et mon droit » et « Honi soit qui mal y pense ».

L’auteur du texte explique : « La décision de quitter l’UE signifie que le peuple souhaite reprendre le contrôle. Le contrôle de ses frontières, de sa culture et de sa langue. Que 'Dieu et mon droit' et 'Honi soit qui mal y pense' aient existés depuis des siècles en Angleterre n’a aucune importance. Le français est une langue appartenant à l’UE et n’a pas sa place sur le passeport britannique ».

>> A lire aussi : Brexit: Pourquoi la pétition aux 3 millions de signatures pose question (et va faire l'objet d'une enquête)

L’absurdité de la requête n’a, pour le moment, trouvé que peu d’échos sur internet puisque seules 201 personnes ont signé le texte. Un score faiblard au regard des plus de 4 millions de signatures recueillies par la pétition exigeant un second référendum au lendemain de l’annonce de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne. En réalité, cette nouvelle proposition serait une blague créée par Richard Bernden, un internaute actif qui s’est exprimé à plusieurs reprises en faveur du maintien du pays dans l’UE souligne le quotidien anglais The Independent. Sur Twitter, de nombreux internautes ont pris le texte très au sérieux et se sont indignés, n’hésitant pas à expliquer que le mot « passport » en anglais devrait lui-même être supprimé puisque dérivé du mot français « passeport ».