La critique assassine d'un libraire de Bayonne largement relayée sur Twitter

BIM! Au passage, la note s'en prend à Vincent Bolloré, surnommé le «fossoyeur de l'esprit Canal»...

T.L.G.
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Critique assassine dans une librairie.
Critique assassine dans une librairie. — Twitter

La critique, parfois, est assassine. Un petit mot trouvé dans une librairie de Bayonne a émergé sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas nouveau, les libraires aiment parfois accompagner d’une note les coups de coeur conseillés aux lecteurs.

Celui de la Librairie de La Rue en Pente a choisi de donner son avis sur un ouvrage qu’il a détesté : Nos vies insoupçonnées (Albin Michel) de l’ancienne actrice Anaïs Jeanneret. Au-dessus du livre, le ton est donné : « Vous avez économisé 16 euros », le prix de l’ouvrage.

« Anaïs Jeanneret n’a pas de chance. Elle a pourtant tenté de mettre tous les atouts de son côté : écriture imitant Marguerite Duras, personnages copiés sur ceux de Françoise Sagan, situations se déroulant entre Saint-Germain des Prés et l’île de Ré, avec de-ci de-là une touche de social pour faire peuple peut-être », écrit le libraire. « Mais ces personnages pris soi-disant à la charnière de leur vie sont tellement stéréotypés qu’on n’y croit pas un instant. »

L’auteur élargit ensuite son angle de tir.

« Mais Anaïs Jeanneret a de la chance. Elle est l’épouse deVincent Bolloré, le fossoyeur de l’esprit Canal, et le grand ami des dictateurs africains. Il est surtout copain (et voisin) d’Arnaud Lagardère, propriétaire de Paris Match, Elle, Europe 1, et les critiques dans ces médias ont beaucoup aimé le roman. Allez savoir pourquoi… »

La photo a été partagée plusieurs milliers de fois. Certains internautes donnant d’ailleurs raison à l’auteur de la note sur les qualités de l’ouvrage susmentionné.