Un filtre Snapchat, jugé trop réaliste, ne fait pas rire tous les ados américains

APPLICATION L’application de messagerie instantanée et d’envoi d’images éphémères propose à ses utilisateurs un filtre permettant de se glisser dans la peau d’un adolescent, légèrement stéréotypé…

H.S.
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Comme l'utilisatrice sur Twitter @_llindseyy, plusieurs adolescents ont souligné leur ressemblance avec le filtre proposé par l'application.
Comme l'utilisatrice sur Twitter @_llindseyy, plusieurs adolescents ont souligné leur ressemblance avec le filtre proposé par l'application. — @_llindseyy

C’est l’arme fatale développée par Snapchat. Les filtres déformant proposés par l’appli ont envahi depuis plusieurs mois tous les réseaux sociaux. Plébiscités par les célébrités ou  les footballeurs, les selfies nostalgiques de nos plus beaux mardis gras sont surtout utilisés par les adolescents, principaux utilisateurs de Snapchat. Or depuis plusieurs semaines, l’appli de partage d’images éphémères, développée par des étudiants de l’université de Stanford (Californie), propose un masque déformant un peu trop réaliste au goût des jeunes.

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Lunettes et appareil dentaire

Que celui ou celle qui n’a jamais porté culs de bouteille et appareil dentaire leur jette la première pierre. Sur Twitter, plusieurs ados ont fait très justement remarquer que le filtre « nerd » (« geek ») ressemblait de près à leur propre reflet. Et les messages qui légendent les photos postées par ces jeunes ne manquent pas d’humour : « Ce filtre nerd est trop marrant. Dieu merci, je ne ressemble pas vraiment à ça… », a écrit l’un d’entre eux.

«Quand tu penses que tu as l’air trop marrante avec le filtre nerd de Snapchat mais que tu comprends que tu es le filtre nerd», a posté cette utilisatrice.

Des répliques pleines de second degré mais qui n’annoncent pas une véritable fronde. Une bonne nouvelle pour l’application puisque la moitié de ses utilisateurs a moins de 24 ans et 76 % moins de 34 ans, ce qui expliquerait notamment pourquoi Antoine Griezmann, l’attaquant des Bleus, se prête si souvent au jeu des Snap.

Cette démographie hors-norme a poussé de nombreuses marques, médias ou même personnalités politiques à investir le réseau. En avril dernier, Snapchat a dépassé le seuil des 10 milliards de vidéos vues par jour, soit trois fois plus que sur Facebook qui cherche désespérément à se renouveler.