Sur Twitter, la hausse du prix du passe Navigo est dure à avaler

PAS CONTENT Le 1er août prochain, le prix du passe Navigo va passer de 70 à 73 euros, ce qui n'est pas au goût des internautes...

A.B.

— 

Illustration d'un passe Navigo.
Illustration d'un passe Navigo. — VALINCO/SIPA

Plus trois euros. Dans le cortège des traditionnelles augmentations du 1er août, un invité surprise s’est incrusté. Lui, c’est le passe Navigo, qui passera donc de 70 à 73 euros au cœur de l’été. Cette hausse est « une augmentation normale du titre transport, comme elle avait lieu tous les ans », et servira notamment à « la rénovation et au renouvellement du matériel roulant », a indiqué Stéphane Beaudet, vice-président (Les Républicains) chargé des transports à la Région. Sur Twitter, les usagers mécontents n’ont pas manqué de faire savoir leur façon de penser.

Pécresse rhabillée pour l’hiver

La présidente de la Région Ile-de-FranceValérie Pécresse (Les Républicains) a dénoncé à plusieurs reprises l’absence de financement du passe Navigo, une mesure créée par l’ancienne majorité socialiste juste avant les élections régionales. Déplorant un trou de 300 millions d’euros par an dans les caisses du Syndicat des transports d’Ile-de-France, qu’elle préside, elle avait menacé la semaine dernière d’une hausse spectaculaire du passe, pour le porter à 80 ou 85 euros. Pourtant, durant sa campagne pour la présidence de la région, elle avait assuré qu’elle ne toucherait jamais au tarif unique du passe Navigo. Un revirement que de nombreux twittos ont souligné, prenant soin de rhabiller Valérie Pécresse pour l’hiver.

Ceux qui rient

Sur Twitter, parmi les usagers mécontents de cette hausse, il y a ceux qui préfèrent malgré tout en rire, imaginant des moyens (à ne pas reproduire !) pour ne pas se ruiner dans les transports.

Ceux qui ragent

Pour les plus mécontents, cette hausse des tarifs est une incitation à frauder dans les transports.

Pour d’autres, cette augmentation du prix du passe Navigo vire à la pigeonnade. Nombreux sont ceux qui la trouvent injustifiée au vu de la qualité du service, pointant les grèves et retards à répétition.

Enfin, les matheux imaginent déjà la progression des tarifs, et tablent sur un passe hors de prix à l’avenir.