Brexit: Sur Twitter, certains l'ont vécu comme une rupture amoureuse

DESAMOUR Un Brexit, c'est comme la fin d'une histoire d'amour, on passe par toutes les phases de la rupture...

A.B.

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Le drapeau du Royaume-Uni flotte à côté du drapeau de l'Union Européenne, le 20 mai 2016 à Lille
Le drapeau du Royaume-Uni flotte à côté du drapeau de l'Union Européenne, le 20 mai 2016 à Lille — PHILIPPE HUGUEN AFP

C’est pas beau une rupture, c’est même souvent très moche. On pleure, on regrette, on crie, on s’insulte et on noie son chagrin dans l’alcool ou la glace au chocolat avant de se disputer la garde des enfants et/ou des biens de la communauté. Déjà que ça vire au cataclysme avec seulement deux personnes, imaginez un peu ce que va donner le divorce tumultueux entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Voilà ce que pourraient donner les cinq phases de la rupture amoureuse à la sauce Brexit.

1. L’annonce de la rupture amoureuse

Dur dur de mettre fin à une longue relation. On n’est pas sûr, on doute, et on se demande si après toutes ces années il vaut mieux rester ensemble ou en rester là.

Et puis non, on repense à toutes les disputes, les prises de tête et les désaccords et finalement, c’est la rupture.

2. La tristesse

Pour celui des deux qui doit encaisser la nouvelle, c’est le choc. Et là, mieux vaut avoir fait le plein de mouchoirs parce que l’heure est à la chialade…

3. Le déni

Après tant d’années de vie commune, la rupture peut être très dure à avaler. Vient alors l’inexorable phase de déni : on se dit que ce n’était qu’un mauvais rêve, qu’on va bientôt se réveiller et que tout ça n’était qu’une mauvaise blague.

Après tout, le divorce est prononcé mais on peut peut-être encore recoller les morceaux et revenir en arrière non ?

4. La colère/La veangeance

Sauf que non ! C’est bien réel, tellement réel que ça fout les boules et qu’on a envie de tout casser. Etape numéro 4 de la rupture, on vous le met en plein dans le mille : la colère (parfois accompagnée de basses tentatives de vengeance). Bah oui, se faire larguer, c’est quand même une blessure douloureuse pour notre égo, donc si on peut faire payer l’impudent qui nous a quitté, on va pas se gêner, façon : « Ah t’as voulu te débarrasser de moi ? Tu vas voir ce que tu vas voir ! ». Et le partage des biens de la communauté se prête bien à cet état d’esprit.

Le Brexit va peut-être même remporter la palme peu enviée du « divorce le plus cher et le plus amer de l’histoire ».

Ben oui, ça peut être sale un divorce, parfois on s’insulte et on se cherche des noises.

« Ah et tant qu’on y est, puisque tu veux plus de moi, t’as qu’à reprendre ta collection de poupées et la vaisselle de ta grande tante ». Apparemment, on peut aussi inviter son ex-conjoint à reprendre ses migrants

5. L’acceptation

Mais on ne peut pas passer sa vie à ruminer, donc à un moment donné, il faut savoir tourner la page, accepter la décision de l’autre et passer à autre chose.

Peut-être même qu’il en ressortira quelque chose de beau de cette rupture. Une belle chanson ?