La vidéo d'un formateur infligeant plusieurs fessées à des employées d'une banque indigne le Web

BAD BUZZ Les employés ont été punis pour leurs mauvaises performances. Plusieurs hauts-placés ont été suspendus suite à la diffusion de la vidéo...

W.P.

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Extrait de la vidéo montrant un formateur frapper des employés.
Extrait de la vidéo montrant un formateur frapper des employés. — facebook

La scène surréaliste s’est déroulée dimanche, en Chine, et a été diffusée par le People’s Daily (un journal chinois). On y voit des employés d’une banque chinoise, alignés debout face à un public, recevant plusieurs fessées pour leurs mauvaises performances. Ces mêmes salariés ont été, au préalable, sommés de justifier leur mauvaise performance.

« Je n’ai pas réussi à me dépasser », « nous avons manqué de cohésion », répondent les employés visés, avant d’être interrompus par le supérieur en colère. « Préparez vos derrières ! », hurle ce dernier, avant d’asséner plusieurs frappes avec une sorte de pagaie en bois.

D’autres employés de la Changzhi Zhangze Rural Commercial Bank, cités par plusieurs médias chinois, affirment avoir vu d’autres participants au même concours se faire tondre par le formateur en guise de punition.

« Ce ne sont pas des esclaves de l’Antiquité »

La vidéo est devenue virale et a été vivement critiquée en Chine et hors de ses frontières. Le formateur « doit être malade », s’est ainsi désolé un utilisateur du site de microblog chinois Sina Weibo, soulignant que les participants devraient uniquement avoir une relation employés-employeurs avec la banque. « Ce ne sont pas des esclaves de l’Antiquité », s’est-il indigné. Les commentaires accompagnant la vidéo sur Facebook ne sont pas moins virulents.

Le journal Beijing Times a annoncé mardi que des hauts dirigeants de la banque ont été suspendus pour « avoir omis de mener des contrôles adéquats sur le programme de formation ».

Les autorités locales ont également ordonné au formateur, issu d’une entreprise de consulting de Shanghai, de faire des excuses publiques « pour son comportement inapproprié », a précisé le quotidien.