VIDEO. Des chirurgiens esthétiques se filment pendant leur travail (et des gens regardent ça)

BISTOURI Sur les réseaux sociaux, des chirurgiens américains diffusent avec l’accord des patients leurs opérations…

O. P.-V.
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Affiche promotionnelle de la saison 5 de «Nip/Tuck».
Affiche promotionnelle de la saison 5 de «Nip/Tuck». — FX

Après le carton des vidéos de points noirs et de boutons qui explosent, une nouvelle tendance étonnante essaime aux Etats-Unis depuis quelque temps : plusieurs chirurgiens esthétiques américains sont devenus des petites vedettes d’Internet en diffusant des vidéos et photos d’eux dans la salle d’opération, rapporte le New York Post.

« Montrer la chirurgie esthétique d’une manière réaliste »

Le tabloïd prend l’exemple de Matthew Schulman, « nycplasticsurg » sur Snapchat, qui réunit « un million de vues chaque jour » sur ce réseau social. Il a commencé à publier ses vidéos il y a un an, et en poste sept à huit par semaine désormais : « Je cherchais une plateforme pour montrer la chirurgie esthétique d’une manière réaliste, et pas sensationnaliste ou glamour comme c’est souvent fait à la télévision », explique-t-il.

Le spécialiste publie ensuite ses images sur YouTube, comme la désormais célèbre dermatologiste Sandra Lee, « Docteur Pimple Popper » sur Instagram (si vous cliquez, c’est safe at work mais peu ragoûtant). Basée en Caroline du Sud, elle est suivie par 1,5 million de personnes.

En Floride, Michael Salzhauer, dit Dr. Miami, est le précurseur des vidéos de chirurgie esthétique sur Snapchat, et 400.000 comptes le suivent sur Instagram : « Il a même une bande-son dans la salle d’opération et il est connu pour ses pas de danse devant la caméra », explique le NY Post.

Un million de vues pour une opération de liposuccion

Il y a un mois, le new-yorkais Matthew Schulman a aussi diffusé en direct par Facebook Live une opération de liposuccion en partenariat avec Buzzfeed, qui a fait 1 million de vues. Pourquoi ce succès ? Le quotidien américain avance que le « voyeurisme chirurgical » a connu un essor dans les années 2000 avec la série Nip/Tuck.

Surtout, environ 10 millions d’Américains ont recours à une opération de chirurgie esthétique chaque année, et les médecins connectés ont bien compris qu’ils ont un public. D’autant que les patients acceptent « à 90 % » selon Matthew Schulman d’être filmés, majoritairement des 18-32 ans, et que 80 % de ses nouveaux clients le suivent déjà sur Snapchat. Un bel argument marketing donc.