Orlando: Trump se félicite «d’avoir eu raison», comme après Bruxelles et Paris

USA Le candidat républicain à la Maison blanche a de nouveau mis de l’huile sur le feu à propos de la tuerie d’Orlando…

20 Minutes avec AFP

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Le candidat républicain Donald Trump lors d'un meeting en Floride
Le candidat républicain Donald Trump lors d'un meeting en Floride — Chris O'Meara/AP/SIPA

Le candidat républicain à la Maison blanche Donald Trump n’a pas tardé dimanche à exploiter l’attentat d’Orlando pour se forger une image d’homme à poigne, une stratégie qui lui a profité depuis les attentats de Paris : « J’apprécie les félicitations pour avoir eu raison sur le terrorisme islamique radical [sic], je ne veux pas de félicitations, je veux de la fermeté et de la vigilance. Nous devons être malins ! »

Le timing (quelques heures à peine après la fusillade) et la connotation du message ont agacé beaucoup d’internautes, dont l’acteur George Takei, qui a répondu au candidat républicain : « Une fois de plus, Donald, vous avez montré pourquoi vous ne pouvez pas nous diriger. Cinquante personnes sont mortes, et vous vous prélassez dans les félicitations. »

Trump ne s’est pas dégonflé et a publié d’autres messages où, pêle-mêle, il appelle à la démission de Barack Obama et au retrait de la candidature de sa rivale Hillary Clinton, et annonce que ce qu’il s’est passé à Orlando « n’est qu’un début ».

Donald Trump a annoncé qu’il consacrerait son discours prévu lundi à Manchester dans le New Hampshire au « terrorisme, à l’immigration et la sécurité nationale », alors qu’il avait initialement prévu d’attaquer Hillary Clinton sur ses finances.

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Après les attentats de novembre à Paris et celui de San Bernardino en Californie, Donald Trump avait proposé d’interdire aux musulmans d’entrer aux Etats-Unis. La déclaration avait coïncidé avec une nouvelle envolée dans les sondages, la grande majorité des sympathisants républicains soutenant l’idée. Et après les attaques de Bruxelles, en mars, il avait relevé que le sujet du terrorisme lui tenait à cœur « car j’en parle plus que n’importe qui. Et c’est probablement la raison pour laquelle je suis premier dans les sondages. »

Sa recette est calquée sur la stratégie républicaine consistant à dénoncer le laxisme supposé de Barack Obama, et à l’étriller pour son refus de parler de menace « islamiste », un terme que le président évite afin de ne pas stigmatiser l’islam.