Imbroglio diplomatique sur Twitter autour du french bashing de Donald Trump

FRENCH BASHING L'ambassadeur de France à Washington a dû démentir les propos du candidat républicain...

Cyril Castelliti
— 
Le candidat républicain Donald Trump lors d'un meeting en Floride
Le candidat républicain Donald Trump lors d'un meeting en Floride — Chris O'Meara/AP/SIPA

Si le french bashing est un sport répandu chez les Anglo-Saxons, Donald Trump s’est déjà illustré comme un champion en la matière. Lors d’un meeting, le candidat républicain s’est attaqué à la gestion de l’Euro de football en prétextant qu’une annulation serait envisageable. Des propos démentis sur Twitter par l’ambassadeur de la France à Washington.

Une bonne séance de provoc saupoudrée d’un zeste de peur. Telle est la recette idéale de Donald Trump pour se maintenir dans les sondages. Selon le candidat, la France pourrait annuler la compétition faute de pouvoir en assurer la sécurité.

La France, « un pays tellement joyeux »

« Ils ont cet énorme tournoi de football dont ils ne savent pas s’ils vont pouvoir assurer la sécurité. Ils ne savent pas quoi faire. Est-ce qu’il faut annuler ? » a-t-il déclaré en plein meeting. Des propos qui ont poussé l’ambassadeur de France à Washington à réagir sur les réseaux sociaux. « Contrairement à ce qu’un candidat vient juste de déclarer », écrit le diplomate, « la France n’a aucune intention d’annuler l’Euro. Un pays tellement joyeux ! ». Un démenti qui fait le bonheur de certains internautes.

Une arme électorale pour le candidat républicain

Question french bashing, Donald Trump est loin d’en être à son coup d’essai. Avant même d’être candidat à la tête de la première puissance militaire mondiale, il assurait vouloir priver l’Hexagone de l’arme nucléaire, voire de l’attaquer militairement. Lui qui ne cache pas avoir gagné en popularité depuis les  attentats de Paris utilise désormais le frensh bashing comme une arme électorale.

À grands coups d’approximations, d’exagérations et de clichés, il cultive une image caricaturale du pays comme un contre-modèle de sa politique. En première ligne : les migrants, les musulmans et la faiblesse de l’état en matière de sécurité. Ce qui n’empêche pas le candidat d’avoir ses propres partisans en France, toujours prêts à cultiver son image de G.I. Joe de la politique.