VIDEO. Des Youtubeurs anglais simulent un faux braquage et ça finit très mal

ROYAUME-UNI Quatre membres du collectif anglais TrollStation ont été condamné à de la prison ferme pour une vidéo…

O. P.-V.
— 
Deux membres de Trollstation le 5 juillet 2015 pendant un faux braquage.
Deux membres de Trollstation le 5 juillet 2015 pendant un faux braquage. — YouTube/trollstation

Ils ont atteint les limites de la vidéo virale. Adepte de caméras cachées (700.000 abonnés sur YouTube), le groupe britannique TrollStation est allé trop loin lors du tournage d’une vidéo en juillet 2015. Quatre de ses membres ont été condamnés lundi à de la prison ferme pour un faux braquage à la National Portrait Gallery et un faux kidnapping à la Tate Gallery, à Londres. Lors du braquage, collants sur la tête, ils ont notamment semé la panique dans la foule, tentant de s’enfuir avec quatre fausses œuvres. On peut les voir sur-jouer la maladresse au cours de cette parodie de hold-up.

Sauf que la blague n’a pas fait rire le tribunal londonien devant lequel ils ont comparu. Pour le juge Mike Snow, TrollStation est « un groupe qui trouve amusant de réaliser des actions sur le public avant de les diffuser sur internet, YouTube en particulier. Les accusés assurent qu’il s’agissait d’une blague. Mais leur sens de l’humour est tordu et immature ». A la National Portrait Gallery en particulier, une femme s’est évanouie de peur au milieu de la foule paniquée.

Le fondateur déjà en prison

TrollStation n’en est pas à son premier accrochage avec la justice britannique. Le fondateur et caméraman du collectif, Danh van Le, est lui déjà en prison depuis mars pour une « farce » à base de bombe factice. Impliqué dans les faux braquages londoniens, il a vu sa peine allongée de six à neuf mois de prison. Ses quatre acolytes ont plaidé coupables pour avoir un allégement de leurs peines, qui vont de quatre à cinq mois de prison.


Le juge a notamment retenu comme motif de condamnation le fait que Trollstation cherchait avant tout durant ces fausses attaques à effrayer le public. « Si le public n’avait pas réagi, alors vous n’auriez rien eu à mettre sur YouTube, non ? », a-t-il lancé dans une question rhétorique.