Etats-Unis: Une université interdit les boissons énergisantes parce qu'elles favoriseraient les comportements sexuels à risques

SANTE L'université n'a pas l'intention de revenir sur sa décision...

A.B.

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Différentes marques de boissons énergisantes, dans un supermarché.
Différentes marques de boissons énergisantes, dans un supermarché. — RICHARD B. LEVINE/NEWSCOM/SIPA

Aux grands maux les grands remèdes. Aux Etats-Unis, l’université de Middlebury a décidé d’interdire la vente et la consommation de boissons énergisantes dans son enceinte. Motif : elles favoriseraient les comportements sexuels à risques, relate ABC NewsNBC News.

Des « comportements problématiques »

Pour les dirigeants de cette université située dans le Vermont, ces boissons riches en sucre, en caféine et en taurine que les étudiants apprécient tant auraient des effets potentiellement dangereux pour leur santé. Ces breuvages favoriseraient les « comportements problématiques » comme le sexe à risques et l’abus d’alcool.

Un problème pris au sérieux et qui a conduit l’université à interdire la vente de boissons énergisantes sur le campus. La mesure, qui devrait entrer en vigueur à compter du 7 mars prochain, ne fait pas l’unanimité auprès des étudiants. « Il y a des problèmes plus urgents et importants à régler », estime Arnav Adhikari, étudiante en quatrième année qui travaille au café de l’université. « Et qu’est-ce que les boissons énergisantes ont à voir avec l’activité sexuelle ? », ajoute la jeune femme.

Une « culture du stress »

Pour motiver cette interdiction, l’université de Middlebury s’est appuyée sur de solides arguments. Une étude 2014 menée sur les rapports sexuels à risques a démontré que ces comportements étaient plus fréquents chez ceux qui consommaient régulièrement des boissons énergisantes. Une autre étude a par ailleurs suggéré que ceux qui mélangent alcool et boissons énergisantes étaient également plus susceptibles d’avoir des comportements sexuels à risques.

Le campus a aussi présenté une étude selon laquelle les boissons énergisantes alimentaient une « culture du stress » et favorisaient les mauvaises habitudes dans les études, notamment en causant de longues périodes sans sommeil. « Pour moi, cela se vaut avec l’interdiction de fumer », explique Dan Detora, membre de l’administration de l’université, qui pointe également les dangers de ces boissons pour le coeur et le foie.

Il n’en fallait pas plus pour convaincre l’université, qui n’a pas l’intention de revenir sur son interdiction.