Le gouvernement britannique refuse de renoncer à ses lois imprimées sur des peaux de bête

TRADITIONS Les lois sont imprimées sur peau de vélin et le resteront…

A.Ch.

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Un détail de la Magna carta, texte fondateur en Grande-Bretagne datant de 1215.
Un détail de la Magna carta, texte fondateur en Grande-Bretagne datant de 1215. — Mark Schiefelbein/AP/SIPA

Le gouvernement britannique est favorable à l’austérité mais encore plus au respect des traditions. Le Cabinet office, qui coordonne les activités du gouvernement outre-Manche, s’est dit prêt à financer tous les frais d’impression des lois anglaises sur peau de chevreau ou d’agneau, rapporte le Daily Telegraph. Cette tradition, remontant à la Magna Carta au 13e siècle, est remise en cause par la chambre des Lords qui voulait arrêter ces impressions sur peau de vélin pour économiser 80.000 livres (103.000 euros) par an.

Polémique sur les peaux

« Alors que le monde ne cesse de changer autour de nous, nous devons préserver certaines de nos grandes traditions et ne pas arrêter l’usage du vélin », a estimé Matthew Hancock, ministre du Cabinet Office. « Ce n’est pas une décision qui doit être prise par le Cabinet Office mais par le Parlement », a rétorqué sur Twitter Chris Bryant, un député du Labour, principal parti d’opposition.

Les lois imprimées sur vélin sont conservées dans la chambre des actes de la tour Victoria au palais de Westminster et prennent beaucoup de place. Il en existe une sur les impôts datant de 1821 qui fait près de 350 mètres de long. La Magna Carta, texte juridique fondateur rédigé en 1215, détaille notamment les droits des individus ainsi que le principe d’égalité devant la loi.