J’ai testé la douche autobronzante

ETE A éviter les jours de pluie...

Catherine Fournier

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Ross teste la douche autobronzante dans «Friends»
Ross teste la douche autobronzante dans «Friends» — DR

C’est devenu le sujet de conversation quotidien à la rédaction : l’été se fait désirer, «y’en a marre de ce temps de...», vivement le mois de novembre... Bref, mis à part ceux qui ont déjà épuisé leur crédit vacances dans des contrées ensoleillées ou ceux qui ont un bronzage naturel, tout le monde est blanc et grincheux. L’idée de tester «la douche autobronzante», en vogue depuis l’été dernier en France, tombe donc à point nommé. D’un épiderme couleur «aspirine», je me porte candidate, non contente d’anticiper un peu mon départ en Italie, où ça crame carrément.

Ross dans «Friends»

Bien sûr, tout le monde a en tête l’épisode mémorable de «Friends» où Ross teste lui-même la douche autobronzante et en ressort bronzé comme un skieur...mais seulement d’un côté. Le concept nous vient des Etats-Unis.



Je mets un certain temps à trouver un institut qui dispose d’une telle douche à Paris. Dans la plupart, ce sont les esthéticiennes elles-mêmes qui appliquent l’autobronzant. Moi je veux la cabine qui parle toute seule, c’est bien plus drôle. Je finis par trouver un centre dans le 4e, Sun quelque chose. Ça m’a l’air très bien, les horaires sont extensibles, c’est sans rendez-vous et 20 euros la séance. Pas cher payé pour un aller-retour de dix minutes au soleil.

Je décide de cacher à mes collègues et à mon entourage la date du rendez-vous, pour ménager l’effet de surprise. J’y vais un jour de RTT, juste avant de voir une copine. Une employée m’accueille gentiment et m’emmène directement dans la cabine. D’une voix bien rôdée, elle m’explique la procédure, à grands renforts de gestes. En gros, je dois arrêter de respirer pendant la projection du produit, adopter des postures de hiéroglyphes égyptiens et tourner sur moi-même. Quoi de plus simple... Auparavant, je coiffe un petit bonnet en papier des plus glamours et je passe une crème sur le dessous des mains et des pieds pour éviter de me trahir.

Effet Kiss cool

Je suis en place. La douche me parle. Attention, le produit va sortir. Je ferme les yeux et la bouche et j’arrête de respirer. A la limite de l’asphyxie, je me rends compte que j’ai oublié de tourner sur moi-même. Je vais ressembler à Ross. Je n’y pense pas plus pour le dos. Tant pis, je lance le séchage puis ressors avec la peau encore un peu collante. Je repasse mes habits délicatement et m’en retourne, la mine carotte, l’air de rien. Direction le métro.

La réaction de mon amie est immédiate : «Dis-donc, tu es bronzée toi», me lance-t-elle, un brin jalouse puisqu’elle revient de Corse. Le mensonge n’étant pas mon fort, je vends la mèche assez rapidement. «Je me disais bien que tu étais un peu orange», m’avoue-t-elle. Premier effet Kiss cool. Le deuxième sera météorologique. Alors que je me rends chez d’autres amis, la pluie me surprend - j'aurais dû m'y attendre. L’esthéticienne m’avait pourtant bien dit d’attendre six heures avant de prendre une douche. Je fonce tête baissée pour éviter les gouttes mais c’est peine perdue. J’arrive dégoulinante et... zébrée marron-blanc.

Poudre Terracotta

A défaut de compliments, je n’obtiens que des rires. Et me vois obligée de sacrifier mon bronzage en prenant une vraie douche, pour éviter d’avoir l’air ridicule pendant une semaine. Le lendemain, je raconte l’aventure à mes collègues, qui me congratulent tout de même d’un «t’as bonne mine». Le résultat est même meilleur que si j’avais laissé sécher tout le produit. Une bonne poudre Terracotta aurait fait l’affaire. La prochaine fois, j’opterai pour les UV.