Chine: Il crée une brique en aspirant les particules d'air pollué de Pékin

ATCHOUM Pendant 100 jours, l’artiste « Nut Brother » a trimballé son aspirateur dans les rues de Pékin. Le résultat est saisissant…

R.S.

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L'artiste Nut Brother aspire l'air de Pékin pour montrer l'incidence de la pollution sur la respiration des Pékinois.
L'artiste Nut Brother aspire l'air de Pékin pour montrer l'incidence de la pollution sur la respiration des Pékinois. — Compte Weibo Nut Brother

Respirer pendant 100 jours l’air de Pékin revient à manger une brique de poussière. C’est à quelque chose près, la conclusion de l’expérience d’un artiste chinois qui s’est amusé à aspirer l’air de la capitale chinoise. « Nut Brother » - c’est son nom - a réussi à remplir une l’équivalent d’une brique de particules solides en se contantant de promener son aspirateur dans les rues pékinoises pendant trois mois. Toutes ses photos ont été publiées sur son compte Weibo, le réseau social privilégié des Chinois.

Son but est donc de dénoncer les conséquences d’une pollution record en Chine depuis quatre jours. Les autorités ont décrété une alerte orange. Le "fog" s’étend sur le nord de la Chine, recouvert d’un brouillard dense malgré la fermeture de milliers d’usines pour tenter de remédier à l’épisode de pollution le plus sévère de l’année.

Jamais sans leur masque

En réalité, ce ciel bas recouvre en permanence la capitale chinoise depuis un an. Certaines stations de mesure de la pollution de l’air ont enregistré un niveau de concentration de particules fines PM2,5 (dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres) de 500 microgrammes par mètre cube d’air en moyenne. En France, on considère qu’un fort épisode de pollution est atteint à 50 microgrammes.

Les autorités ont décrété l’année dernière des « mesures d’intervention d’urgence » et ont envoyé des équipes d’inspection dans les zones de la ville soumises à des mesures de réduction de la pollution. Désormais, les Pékinois ne sortent plus sans leurs masques et échangent leurs impressions et leur indignation sur les réseaux sociaux.