A Brest, Beaujolais nouveau rimait avec héroïne

JUSTICE Les dealers ne manquent pas d’imagination pour ne pas éveiller les soupçons de la police…

Fabrice Pouliquen

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Des visiteurs célèbrent le "Beaujolais nouveau" à Beaujeu, dans le Rhône, le 19 novembre 2014
Des visiteurs célèbrent le "Beaujolais nouveau" à Beaujeu, dans le Rhône, le 19 novembre 2014 — Jeff Pachoud AFP

Bien souvent, les dealers mettent en place un code secret pour ne pas éveiller les soupçons de la police lors de leur conversation téléphonique. Mais celui mis en place par ces quatre trafiquants brestois, tout juste jugés, sort tout de même de l’ordinaire.

C’est Ouest-France qui rapporte le procès. A la barre, il y avait Pascal, alias « Tonton », 50 ans, père de deux enfants, et addict à l’héroïne. Pas le profil classique d’un dealer, précise Ouest France, comme d’ailleurs les trois autres prévenus. Mais tous revendaient plus ou moins de la drogue pour financer leur consommation.

Venez « jouer aux fléchettes »

Alors pour convenir des rendez-vous, Tonton, au téléphone, qualifiait l’héroïne de « beaujolais nouveau » et, pour ses rendez-vous, conviait ses clients à « prendre l’apéro » ou à « jouer aux fléchettes ». Les policiers ne sont pas tombés dans le panneau. Le tribunal, lui, ne s’est pas laissé attendrir par ce code des plus curieux. Pascal « Tonton » a été condamné à deux ans dont un an avec sursis. Pierre a écopé d’un an ferme, Sébastien de cinq mois et Bilel de 8 mois avec une interdiction de territoire de 5 ans.