Le hibou qui avait terrorisé les Pays-Bas condamné à la captivité à vie

VERDICT Le hibou grand duc qui attaquait les passants d'une ville au nord d'Amsterdam ne retournera jamais à l'état sauvage...

J. H.

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Un hibou grand duc (illustration).
Un hibou grand duc (illustration). — Ben Pierce/AP/SIPA

Le hibou grand duc qui avait terrorisé Purmerend, une ville située au nord d’Amsterdam aux Pays-Bas, ne retournera jamais à l’état sauvage : il est condamné à la captivité à vie, a annoncé la commune ce dimanche.

Le volatile, plus grand rapace nocturne d’Europe dont l’envergure peut atteindre 1,80 mètre, avait à son actif plus de cinquante attaques. Il arrivait en planant sans bruit et laissait ses victimes ensanglantées.

« Beaucoup de gens avaient peur de sortir de chez eux »

« Les attaques devenaient de plus en plus graves », avait souligné la mairie en mars dernier, juste avant que le hibou ne soit capturé par un fauconnier. « Beaucoup de gens avaient peur de sortir de chez eux. » Deux membres d’un club d’athlétisme local avaient été agressés alors qu’ils s’entraînaient. Un des deux coureurs avait dû recevoir six points de suture sur la tête, et le club avait annulé tous les entraînements jusqu’à nouvel ordre. Plus loin, des résidents et employés d’un centre pour handicapés avaient subi au moins 15 attaques. La ville avait fini par recommander aux habitants de ne sortir le soir qu’équipés d’un parapluie…

Un lieu de résidence tenu secret

La décision de la captivité a été prise sur l’avis du Oehoe Werkgroep (groupe de travail sur les hiboux). Le porte-parole, Gejo Wassink, a confirmé au quotidien Noordhollands que le volatile était un animal domestiqué et ne pouvait donc retourner à l’état naturel. « Ces hiboux sont trop dangereux dans la nature », affirme-t-il. « Nous voyons régulièrement des hiboux domestiqués libérés par leur propriétaire. Il n’est en effet pas évident de servir chaque jour un cobaye ou un rat comme repas. »

Le hibou de la terreur avait été détenu dans une volière à Andijk, mais avait dû être déplacé. Des personnes avaient tenté de le libérer et le fauconnier avait même été menacé. Le lieu de résidence de l’animal est donc tenu secret.