Aux Etats-Unis, donner son sang permet d’éviter parfois la prison. En Roumanie, c’est en écrivant un livre que l’on peut espérer en sortir plus tôt que prévu. Cette loi, en vigueur depuis 2013, fait de nouveau l’actualité car elle encourage la corruption, selon un article paru fin octobre dans The Economist.

Trafic de manuscrits

L’objectif initial de cette loi était d’encourager les détenus à faire des recherches universitaires, dans l’optique de faciliter leur réinsertion. Mais cette mesure favorise surtout les détenus qui ont les moyens de se payer un nègre. Selon des journalistes roumains, des manuscrits sont introduits en douce en prison, avant d’être recopiés par les détenus. Après l’étape de l’édition, les livres sont transmis à une commission chargée d’accorder des remises de peine.

Quatre livres pour une ex-star du football

Ainsi, l’homme d’affaires et ancien membre du gouvernement Georges Copos, condamné pour fraude, a publié un livre sur les mariages des dirigeants roumains au Moyen-Âge, pour lequel il a d’ailleurs été accusé de plagiat. Autre « écrivain » : l’ancienne star du football Gheorghe Popescu, emprisonné pour blanchiment d’argent, qui sera bientôt libre après avoir publié quatre livres.

Pour éviter ces abus, le directoire national anticorruption a demandé à plusieurs reprises cette année à ce que cette loi soit modifiée.

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