Paris: Il oublie son violon rare dans une Autolib’, le retrouve une semaine après

PARIS L'aventure du violoniste Gilles Henry et de son instrument de 1785 a ému jusqu'à Manuel Valls...

M.C.

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Capture d'écran de l'appel lancé sur la page Facebook de l'Orchestre de Paris pour retrouver le violon de Gilles Henry.
Capture d'écran de l'appel lancé sur la page Facebook de l'Orchestre de Paris pour retrouver le violon de Gilles Henry. — Facebook

L'aventure a fait vibrer la corde sensible des Parisiens. Gilles Henry, un soliste de l’Orchestre de Paris qui avait oublié son violon « d’un montant non négligeable » dans une Autolib’, a finalement été réuni avec son instrument, près d'une semaine après, rapporte le Parisien.

Tout commence jeudi 29 octobre, lorsque le musicien de 60 ans emprunte une Autolib’ à la sortie d’une répétition Porte de la Villette. En descendant, il oublie sur la banquette arrière un objet rare : son violon « Lorenzo Storioni », fabriqué par un élève de Stradivarius en 1785. « C’est un instrument que j’ai depuis 30 ans. Quand j’ai réalisé que je l’avais oublié dans l’Autolib’, je me suis effondré », témoigne-t-il sur Europe 1.

 

AIDEZ-NOUS À RETROUVER LE VIOLON DE GILLES HENRY !Notre violoniste a oublié son violon "Lorenzo Storioni" dans une...

Posté par Orchestre de Paris sur mardi 3 novembre 2015

Gilles Henry, qui se sent « comme un orphelin », doit utiliser un instrument de remplacement pour le concert prévu ce soir-là. Puis, après plusieurs jours d’angoisse et de très nombreux appels au service des objets trouvés d’Autolib’, il décide de s’adresser aux réseaux sociaux, via la page Facebook de l’Orchestre de Paris, et lance même un appel à l’antenne d’Europe 1, capté par… Manuel Valls ! Le journaliste Jean-Michel Aphatie lit à l’antenne un SMS envoyé par le Premier ministre, dont l’épouse Anne Gravoin, violoniste, connaît Gilles Henry : « On met le paquet pour retrouver son violon », écrit le chef du gouvernement.

Finalement le désespoir du musicien, monté crescendo, prend fin mercredi : l’instrument précieux a été retrouvé dans un garage par un agent Autolib’ qui passait l’aspirateur, et remis au violoniste en main propre par le directeur du marketing du service d'auto-partage, selon le Parisien. Gilles Henry, enfin délivré, décrit au journal son « émotion absolument incroyable. Mon Lorenzo et moi, ça faisait trente ans qu’on vivait ensemble ! »