Etats-Unis: Un ex-policier condamné à 1 an de prison pour avoir demandé à lécher les pieds d'une femme

JUSTICE Il abusait de sa fonction pour trouver ses victimes...

A.B.

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Un ex-policier américain a été condamné à un an de prison pour avoir demandé à une femme s'il pouvait lui lécher les pieds.
Un ex-policier américain a été condamné à un an de prison pour avoir demandé à une femme s'il pouvait lui lécher les pieds. — SUPERSTOCK/SIPA

Il a voulu prendre son pied, mais aurait mieux fait de s’abstenir. Un ancien officier de police de la banlieue de Houston au Texas (Etats-Unis) a été condamné ce mercredi à un an de prison pour avoir demandé à une femme s’il pouvait lui lécher les pieds, rapporte KSAT, un média local.

Sentir et lécher ses pieds

Le 11 août 2014, Patrick Quinn a outrepassé la loi en se servant de son insigne de policier pour arrêter une jeune automobiliste. L’agent a affirmé devant la cour que l’assurance de la voiture de la conductrice était arrivée à expiration et qu’une odeur de marijuana se dégageait de l’habitacle.

L’officier a alors demandé à la jeune femme de le suivre et l’a fait asseoir sur le siège arrière de son véhicule de patrouille le temps de fouiller sa voiture. Il lui a ensuite déclaré avoir trouvé tout un tas de drogues dans sa voiture avant de menacer la conductrice de l’arrêter, à moins qu’elle ne lui accorde une « faveur ». C’est alors que Patrick Quinn lui a révélé être un fétichiste des pieds, proposant à la jeune femme de la laisser filer sans ennui si elle acceptait de le laisser sentir et lécher ses pieds.

Une culotte à la place

Coincée, l’automobiliste a accepté la proposition de Patrick Quinn, mais ce dernier s’est ravisé et lui a demandé de lui offrir ses dessus à la place. La jeune femme lui a alors expliqué qu’elle portait des sous-vêtements de sport mais qu’elle était prête à les lui céder pour être tranquille. Le policier n’a finalement pas accepté et l’a laissé partir.

Dès le lendemain, la conductrice est allée signaler l’incident aux autorités. Sa plainte a déclenché l’ouverture d’une enquête menée par le bureau du procureur du comté de Harris, qui a découvert que trois autres personnes avaient été arrêtées et soumises aux mêmes requêtes de la part du policier. « La réalité est que beaucoup de victimes de ce genre de comportements ne se manifestent pas. Mais grâce au courage des victimes qui ont parlé, M. Quinn ne sera plus jamais en mesure d’utiliser sin insigne pour trouver ses proies, qui sont des personnes qu’il aurait dû protéger », a déclaré le procureur adjoint Allison Buess.