Pays-Bas: Des kits ADN dans les transports en commun pour analyser les crachats

20 Minutes avec AFP

— 

Une ligne de tram à Amsterdam
Une ligne de tram à Amsterdam — Peter Dejong/AP/SIPA

La guerre contre les crachats est déclarée au Pays-Bas. Les agents de sécurité travaillant dans les trams et les bus d’Amsterdam sont désormais équipés de kits spéciaux permettant de prélever des échantillons ADN des passagers crachant sur le personnel, a annoncé mercredi la société de transport public de la ville.

« Le crachat est l’une des plus humiliantes formes d’agression », a déclaré Mireille Muller, porte-parole de la société de transport GVB, qui opère les trams et les bus à Amsterdam. Cette forme d’agression, généralement commise sur les conducteurs ou contrôleurs de billet, est passible d’une peine de trois mois de prison ou d’une amende de 4.000 euros.

Au moins un crachat a déjà été prélevé

Les « kits de crachat » ont été distribués dans le cadre d’une période de test ayant débuté le premier octobre. Les agents de sécurité ont été entraînés par des experts médico-légaux à l’utilisation d’un tube en plastique et d’un morceau de gaze pour récolter les échantillons de salive. Selon Muller, ils sont en mesure de se rendre sur le lieu d’un crachat en six minutes.

L’échantillon est ensuite remis à la police et au parquet en vue d’un examen médico-légal, a indiqué Franklin Wattimena, porte-parole du parquet. Même si l’examen ne fournit aucune correspondance dans la base de données existante, les résultats de l’examen sont conservés pendant 12 ans, rendant possible d’éventuelles futures identifications.

Les résultats de la phase de test ne sont pas encore connus. Selon les médias néerlandais, au moins un crachat a été prélevé depuis la distribution des « kits ». Plus de 740.000 passagers utilisent chaque jour les transports publics à Amsterdam, selon les chiffres de GVB, qui emploie environ 3.500 personnes.